#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOHISTOIRE : WATERLOO, UN TOURNANT GÉOPOLITIQUE ET GÉOIDÉOLOGIQUE. LA FRANCE ECHOUE EN TANT QUE PUISSANCE CONTINENTALE …

 

LM.GEOPOL - Géohistoire waterloo (2018 06 18) FR (1)

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 18/

 

"Waterloo, c'est la fin de la grande lutte franco-anglaise qui a duré pendant plusieurs siècles. L'Angleterre devient, au XIXe siècle, probablement la plus grande puissance de l'histoire de l'humanité"

- Thierry Lentz (Fondation Napoléon).

 

Il y a peu de vrai tournants géopolitiques. De ceux qui changent la marche de l’Histoire. Waterloo est de ceux là. La France sort de l’Histoire comme puissance continentale unificatrice, rôle assumé depuis Louis XIV, et elle n’aura plus que des rôles secondaires. Le choc France vs Thalassocratie britannique, la nouvelle « guerre punique » (1) de Paris contre Londres, la « nouvelle Carthage » (2), se termine par la victoire de la Thalassocratie anglo-saxonne, celle de Londres puis de Washington,  pour deux siècles. Le rôle de la France sera repris par l’Allemagne, celle des IIe et IIIe Reich. Puis dès 1941-42, par Moscou. Et malgré la « catastrophe géopolitique » de l’implosion de l’URSS (dixit Poutine), Moscou l’assume toujours …

 

UNE NOUVELLE GUERRE PUNIQUE !

 

Les théoriciens du Jacobinisme dès 1792 – encore eux -, repris par ceux du Ier Empire exposaient déjà le combat – lui aussi de civilisation, celui de l’Europe révolutionnaire des Lumières, contre l’Ancien régime des Rois et des Religions – contre leur ennemi principal : l’impérialisme anglo-saxon … Sur l’utilisation du thème « Rome contre Carthage » par la France jacobine, à propos du conflit contre la Grande-Bretagne, illustration du conflit classique géopolitique typique de la Terre – Rome – contre la Mer – Carthage – , il faut lire le grand historien français Louis MADELIN et son remarquable livre LE CONSULAT ET L’EMPIRE !

 

WATERLOO CONSACRE UN SIECLE DE DOMINATION BRITANNIQUE MONDIALE, CELLE DE LA FINANCE, SUIVI D’UN SIECLE DE DOMINATION AMERICAINE, CELLE DE WALL-STREET

 

Je parlais de Waterloo dans la Postface à la 3e édition de mon livre LE PARTI HISTORIQUE REVOLUTIONNAIRE (3) :

 

« Il y a peu de batailles décisives pour orienter le cours de l’Histoire. Moscou (fin 1941, début 1942), puis Stalingrad scellent la défaite du IIIe Reich et empêchent un XXe siècle dominé par Hitler. Waterloo consacre elle un siècle de domination britannique mondiale, celle de la Finance, suivi d’un siècle de domination américaine, celle de Wall-Street. Le règne géopolitique et économique des cousins néo-carthaginois anglo-saxons !

Idéologiquement c’est la défaite des forces révolutionnaires pour un siècle aussi, celle du Jacobinisme, matrice des révolutions des XIXe et XXe siècles. Le « long XIXe siècle » (dixit l’historien britannique Hobsbawm) sera un siècle de révolutions brisées, vaincues, récupérées, celui des combats désespérés de Mazzini et de Marx, de Blanqui et de Engels, des décembristes et des jacobins russes, de la Seconde Commune de Paris en 1871 … Il y a 135 ans entre la Première Commune de Paris de 1792 (celle de Robespierre et de la Montagne jacobine, dans lesquels se reconnaissait Lenine, mais aussi Kadhafi) et la Grande Révolution d’Octobre bolchevique fin 1917. Le 18 juin 1815 la réaction d’Ancien régime triomphe, le temps de s’agglomérer aux dynasties bourgeoises pour former les oligarchies dominantes contemporaines. Waterloo, bien au-delà du destin particulier de Napoléon ou même de la France, est un tournant géopolitique et idéologique. »

 

WATERLOO LOIN DU FOLKLORE ANESTHESIANT …

 

C’est celà Waterloo, loin d’un événement historique lointain, transformé en célébration folklorique par ces oligarchies européennes, que je dénonce inlassablement. Voir le grand barnum en Belgique – « un monstre géopolitique artificiel érigé au service des intérêts géopolitiques britanniques en 1830 » – et le sens faussement « réconciliation européenne » que veulent lui donner les régimes belge, hollandais, britannique, allemand et français, alors que la portée historique de Waterloo est toute autre. Précisément les Windsor, Saxe-Cobourg, Nassau qui paradent chaque 18 juin à Waterloo sont les héritiers des vainqueurs réactionnaires de 1815, leur survivance dans les oligarchies européennes et mondiales (le roi belgicain Philippe est un assidu des sommets des Bilderberg).

 

* Lire à ce sujet :

« Bicentenaire Waterloo: une cérémonie protocolaire sous le signe de la réconciliation » (in La Libre Belgique)

sur http://www.lalibre.be/actu/belgique/bicentenaire-waterloo-une-ceremonie-protocolaire-sous-le-signe-de-la-reconciliation-55829b743570172b12205266

 

POLITIQUE – REVOLUTIONS – CLASSES – OLIGARCHIES, EN FRANCE ET EN EUROPE

 

Dans un pamphlet publié en 2014, l’ex-trotskiste Lionel Jospin (et ce n’est pas un hasard) dénonçait « l’héritage néfaste laissé par l’Empereur ». A ses yeux, Napoléon est « coupable d’avoir détruit la Révolution par le coup d’État du 18 brumaire et, par ses guerres incessantes et sa soif de conquête, d’avoir fait le lit de l’hégémonie britannique au XIXe siècle ».

 

Or, la réalité historique est à l’opposé de cette conviction de l’ancien Premier ministre social-démocrate. Bonaparte a sauvé la Révolution, menacée de mort par la déliquescence corrompue du Directoire et un coup d’Etat monarchiste qui aurait ramené Louis XVIII dès 1796-98. Il a consolidé ses idéaux d’égalité et de mérite dans le Code civil, que ne pourra plus remettre en cause la Restauration. Comme l’avait compris Karl Marx, il a parachevé l’avènement de la bourgeoisie en garantissant la vente des biens nationaux.

 

LA GEOIDEOLOGIE DERRIERE WATERLOO :

LA PREDOMINANCE GEOPOLITIQUE DES NEO-CARTHAGINOIS ANGLO-SAXONS ET LE REGNE IDEOLOGIQUE DE LA FINANCE

 

L’étoile de l’Angleterre s’était levée un siècle plus tôt, à la fin des guerres de Louis XIV, et celle de la France avait pâli à l’issue du traité de Paris de 1763, lorsque Louis XV, sans aucune vision, abandonna sottement le Canada et l’Inde. « Que perd la France ? demanda Michelet. Rien, sinon le monde. » Les guerres de la Révolution et de l’Empire furent l’ultime effort de la France – qui laissa le pays exsangue – pour reprendre son rang de maître de l’Europe.

 

Après avoir financé les guerres contre Louis XIV, la City de Londres avait payé les coalitions qui vinrent à bout de « l’Ogre ». Napoléon fut le seul Français (et européen) qui combattit la Finance, les armes à la main. L’affrontement entre la France de Napoléon et l’Angleterre de Pitt est idéologique ; ce fut celui des deux conceptions de la modernité qui s’annonçait : le modèle libéral et inégalitaire de l’Angleterre, centré sur le marché et l’initiative privée (devenu celui des USA et de tout le Bloc anglo-saxon) et où domine la Finance internationale et le pouvoir économique, opposé au modèle étatiste et égalitaire de la France, centré sur l’Etat et la puissance publique, où prédomine le Politique.

 

Dans cette affaire, « les vieilles monarchies européennes, condamnées par l’Histoire – elles mettront un siècle à mourir –, hésitèrent entre les deux camps, passant de l’un à l’autre, avec des habiletés matoises de chat, avant de se rallier au panache d’Albion ». Pour Stendhal, Napoléon fut coupable de les avoir laissées vivre au lieu de les achever ; d’avoir même essayé vainement d’obtenir d’elles ce « droit de bourgeoisie » que Talleyrand, le malheur avec Fouché de la France, « le vice appuyé sur le crime »,  le poussait à solliciter.

 

Les politiques français, tous ralliés à l’Atlantisme plus ou moins honteusement, tressent d’unanimes louanges à Talleyrand et rejettent Napoléon avec horreur (et ce n’est pas non plus un hasard, car Tallyrand est le modèle même des politiciens compradore rallié à l’ennemi pour conserver une partie du pouvoir), même lorsqu’ils avouent admirer Bonaparte, établissant un distinguo qu’ils croient subtil, alors qu’il signe leur inculture historique. A la décharge de Lionel Jospin, son vainqueur de la présidentielle de 2002, Jacques Chirac ne pensait pas autrement que lui. Nos deux champions de la droite et de la gauche étaient bien ces « bourgeois louis-philippards envieux de la puissance économique de l’Angleterre, étrangers à la grandeur de la France ».

 

C’est d’ailleurs Louis-Philippe qui fit ramener les cendres de Napoléon aux Invalides. Par récupération politique ! Dans son sublime ‘Choses vues’, Victor Hugo décrivait « le décalage entre la ferveur populaire (les survivants de la Grande Armée dormant aux pieds de son cercueil) et la froideur hautaine des élites du régime ». Déjà !

Cette histoire-là n’est plus enseignée ni en France ni en Europe, et n’est même plus audible par les oreilles contemporaines (4).

 

NOTES ET RENVOIS :

 

(1) Les trois guerres puniques opposèrent durant près d’un siècle la Rome antique et Carthage (civilisation punique et pas « africaine », les africains sont ses voisins numides, alliés de Rome). La cause initiale des guerres puniques fut le heurt des deux empires en Sicile, qui était en partie contrôlée par les Carthaginois. Au début de la première guerre punique, Carthage avait formé un vaste empire maritime (thalassocratie) et dominait la mer Méditerranée, alors que Rome avait conquis l’Italie péninsulaire (puissance continentale). À la fin de la troisième guerre punique, Rome parvint à conquérir les territoires carthaginois et à détruire Carthage, devenant ainsi la plus grande puissance de la Méditerranée.

 

(2) Le conflit de Rome contre Carthage, de la puissance continentale contre la puissance maritime, le thalassocratie, est classique, fondamental en Géopolitique !

Je peste souvent contre cette absurdité historique et géopolitique sans nom !  Beaucoup d’écrivains aujourd’hui à l’extrême-gauche commettent un contresens de même nature que celui des Spartakistes allemands en 1916-19, se déclarant « spartakistes », et qui relève de la même erreur d’analyse sur l’Empire romain. Parce qu’ils ne connaissent mal l’Histoire et la géopolitique. Et parce que le Gauchisme développe, singulièrement depuis Mai 1968 en France, Italie ou Belgique, un discours anti-étatique et anti-jacobin. Notamment, des gens comme l’idéologue italien Toni NEGRI, qui parlent des Etats-Unis comme « d’un nouvel Empire romain » (sic). Contresens copié-collé de chez les Altermondialistes par certains idéologues néofascistes ou pro islamistes français et italiens.

Les Américains, c’est Carthage !!! Avec l’impérialisme carthaginois, ils partagent le recours à des armées de mercenaires, la domination par une oligarchie, non pas politique, mais économique et une vision qui consiste non pas à diffuser une culture, mais à piller la planète.

Cela n’a rien de nouveau. Dès 1967, THIRIART pouvait déjà s’emporter: « Nous avons lu, sous la plume d’un journaliste du régime, que les Etats-Unis semblaient devenir la « nouvelle Rome ». C’est là un échantillon de l’inculture historique – crasse –. Les Etats-Unis sont essentiellement un Empire maritime, comme le fut longtemps l’Angleterre, comme tenta de l’être le Japon, entre Tsushima et Hiroshima. Le modèle parfait d’empire maritime demeure Carthage et le modèle parfait d’Empire continental reste Rome » Sur ce sujet capital, Jean THIRIART écrivait encore (« USA : un empire de mercantis. Carthago delenda est », LA NATION EUROPEENNE, n° 21, Bruxelles & Paris, octobre 1967) : « Actuellement la lutte titanesque qui se profile en filigrane et qui s’inscrira dans le siècle à venir, sera la lutte pour l’hégémonie, entre une puissance maritime étalée et une puissance terrestre compacte, entre les Etats-Unis et la Grande-Europe. Les conditions continentales et maritimes ont fait naître des styles extrêmement opposés. Rome a été, malgré ses duretés et ses cruautés (…) une puissance civilisatrice tandis que Carthage n’a été qu’une puissance mercantile. De Rome partaient des hommes qui allaient pacifier, organiser, construire, unifier. De Carthage partaient des marchands, des représentants de commerce ; ils partaient pour aller rapidement s’enrichir (…) De Carthage, il ne reste rien : littérature, style architectural, pensée philosophique, pensée politique : c’est le vide. On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec les Etats-Unis où s’observe aujourd’hui ce même phénomène d’une civilisation sans culture. Le navigateur revient toujours chez lui, le continental s’implante. On peut, sans exagération, affirmer que la géographie ou la géopolitique a créé un style politique ».

Les révolutionnaires allemands Karl LIEBKNECHT et Rosa LUXEMBOURG – dont LENINE jugeait les vues étroites et qui ont politiquement échoué  là où les Bolchéviques ont triomphé – ont eu une vision historique complètement faussée en choisissant Spartacus et la Révolte des esclaves pour emblème. Les esclaves révoltés n’étaient nullement le prolétariat antique. Celui-ci, c’est précisément la plèbe, dont les intérêts s’exprimaient dans le Parti populaire et qui formaient l’ossature des Légions de Marius à César. Le légionnaire est obligatoirement un citoyen romain sous la République, héritage de l’ancienne Démocratie directe des origines romaines. La vision des révolutionnaires français de 1789, imprégnés de l’Histoire romaine, a été plus claire. Ce n’est pas sans raison que BABEUF, le « premier communiste de l’Histoire moderne » selon Marx, avait choisi comme prénom révolutionnaire celui de « Gracchus » ! Précisément les Gracques, les deux leaders martyrs du parti populaire, les tribuns de la plèbe assassinés de la République romaine.

La Géopolitique de la Grande-Europe – qui est aussi la base et la matrice des thèses néo-eurasistes – ne fait qu’exprimer une vision globale, politique, éthique, de civilisation que l’on peut résumer par la formule lapidaire « Rome contre Carthage » !

 

(3) Luc MICHEL, LE PARTI HISTORIQUE REVOLUTIONNAIRE, Genèse et généalogie du Communautarisme, Edition MACHIAVEL, 1ère édition – Charleroi, 1984, 3e édition – Bruxelles, 1996.

 

(4) Voir Luc MICHEL, PENSER EN CONTINENTS ! POUR UNE PHILOSOPHIE DE L’ACTION ! POUR UNE MISE EN ACTION DE LA PHILOSOPHIE : CHANGEONS LE MONDE !

Discours de Luc MICHEL, Président du MEDD-RCM, au nom des Délégations du Continent européen, au Meeting d’ouverture de la Première Assemblée mondiale de l’ « Association Internationale des Partisans du Livre Vert » (Tripoli, Libye, 25 octobre 2009),

sur http://www.elac-committees.org/2009/10/25/lucmichel-net-penser-en-continents-pour-une-philosophie-de-laction-pour-une-mise-en-action-de-la-philosophie-changeons-le-monde/

 

(Sources : PCN-Info – PCN-SPO – La Libre Belgique – EODE Think Tank)

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

 

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

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LM.GEOPOL - Géohistoire waterloo (2018 06 18) FR (3)

 

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ RETOUR A LA GEOPOLITIQUE DU JAPON (I) : VU DES USA

 

LM.GEOPOL - Geopol japon I vu des   usa (2018 06 17) FR 1

La crise coréenne a remis à l’ordre du jour un des grands acteurs géopolitiques asiatiques, la Japon, bien oublié par Trump et les médias internationaux. Mais la Géopolitique a horreur du vide, elle déteste aussi les perspectives tronquées. Ce qu’est la question coréenne sans le joueur japonais. Nous entamons donc une série d’analyses sur le « retour de la Géopolitique japonaise » sur le devant de la scène en Mer de Chine …

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 17/

 

Résumé français d’une analyse de Luc MICHEL

publiée originellement en anglais.

 

* Version anglaise complète (avec l’article intégral de G. Friedman) sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

BACK TO THE GEOPOLITICS OF JAPAN (I): SEEN FROM THE USA

sur https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/posts/1301539253313823

 

"La diplomatie en tant qu'œuvre d'art:

Il s'agit de créer des illusions et de convaincre les autres qu'ils sont réels "

- «Futurs géopolitiques», Weekly Digest, 16 mai 2017).

 

« Vouloir faire de la Géopolitique sans raisonner sur les cartes et les atlas, à commencer par les atlas historiques, c’est comme vouloir naviguer sans regarder les étoiles »

- Jean Thiriart (1922-1992),

le géopoliticien de « l’Empire euro-soviétique ».

 

Le Japon est la pièce manquante du puzzle de la crise coréenne. Où plutôt la « Stratégie nationale du Japon », qui depuis la défaite japonaise de 1945 pour la domination du Pacifique et de l’Asie, est étroitement, intimement liée aux USA. Comprendre comment Washington voit la question japonaise dans la crise coréenne est donc essentiel. George Friedman (l’ancien patron du Think Tank ‘Stratfor’, qui dirige maintenant ‘Geopolitical Futures’) vient de publier une analyse importante sous le titre “The Trap in Japan’s National Strategy”, qui recentre l’analyse sur la Corée autour du point de vue japonais. La quatrième grande puissance autour de la question coréenne, où tout le monde parle des USA, de la Chine et de la Russie, mais oublie la puissance japonaise. Au moment même où Tokyo est entré dans une phase de recherche et de réflexion sur précisément sa « stratégie nationale ». Et où la puissance militaire et le militarisme, y compris dans ses aspects révisionnistes sur l’impérialisme japonais d’avant 1945, est à nouveau à l’agenda nippon.

 

LES DILEMMES QUI SE POSENT AU JAPON

 

J’ai esquissé pour PRESS TV (Iran) les questions qui se posent au Japon, à la fois dans sa stratégie nationale, mais aussi quant à son avenir, où la crise coréenne n’est qu’un des aspects des choix qui se posent à Tokyo :

 

* Voir sur PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) INTERROGE LUC MICHEL:

LE JAPON, L’OUBLIE DU SOMMET DE SINGAPOUR, PREND POSITION

sur https://vimeo.com/275422034

 

QUE DIT FRIEDMAN ?

 

Friedman commence par analyser le rôle des USA qui garantissent la sécurité japonaise depuis 1945, en échange d’une souveraineté limitée. Le Japon est en fait un porte-avion américain en Mer de Chine : "Depuis la Seconde Guerre mondiale, le fondement de la stratégie nationale japonaise a été le recours aux Etats-Unis pour protéger les intérêts nationaux du Japon. Les États-Unis veillent à ce que les voies maritimes alimentant le Japon en matières premières essentielles restent ouvertes. Il garantit la sécurité physique du Japon – contre les menaces de l'Union soviétique pendant la guerre froide, et de la Chine par la suite. Et cela donne au Japon un accès aux marchés américains, d'abord pendant sa reprise financière après la guerre, puis dans le cadre de son développement dans la troisième plus grande économie du monde. En retour, les Japonais ont accepté la présence des forces américaines au Japon, fournissant une base d'opérations visant à préserver le contrôle du Pacifique Nord-Ouest que les États-Unis ont atteint pendant la Seconde Guerre mondiale. De ces bases, les États-Unis pourraient bloquer la flotte soviétique à Vladivostok, soutenir des opérations en Corée du Sud et ainsi de suite (…) La stratégie a bien fonctionné pour le Japon pendant plus de 70 ans, jusqu'à ce que le solde de la péninsule coréenne montre des signes de changement. Au début, à mesure que la menace nucléaire augmentait en Corée du Nord, les États-Unis sont devenus plus alertes et agressifs face à la menace. Les Sud-Coréens ont soutenu une politique américaine agressive, et l'appel pro forma aux Chinois à raisonner avec la Corée du Nord n'a pas apporté de solution. Les États-Unis ont menacé d'une action militaire pour détruire les armes nord-coréennes et, bien que des bases japonaises puissent être utilisées, le Japon ne serait pas impliqué militairement."

 

COMMENT LA CRISE COREENNE A CHANGE LE ROLE STRATEGIQUE DE LA PENSINSULE VU DE TOKYO ?

 

Mais la crise coréenne, et paradoxalement le rapprochement – possible – entre les deux Corée, pose un défi stratégique au Japon, car il change le rôle stratégique que joue la péninsule pour la protection du Japon. Et ceci que ce soit avant ou après 1945 !  Friedman expose clairement ce changement, décisif pour Tokyo : "Mais la stratégie japonaise a commencé à déraper récemment avec une tentative de rapprochement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Dans sa stratégie d'avant la Seconde Guerre mondiale, le Japon considérait depuis longtemps la péninsule coréenne comme un tampon entre lui et le continent. Les Japonais ont occupé la péninsule pour s'assurer que ce tampon reste. Après la guerre, la division de la péninsule et la présence américaine au sud garantissent le tampon. Mais le rapprochement olympique de l'année dernière s'est produit, et il a modifié une hypothèse stratégique significative des Japonais: que le statu quo était acquis. Il y avait soudainement un potentiel d'accommodement entre le Nord et le Sud et même potentiellement, avec le temps, une influence chinoise accrue. Même comme une possibilité lointaine et improbable, c'était un problème sérieux pour le Japon. Si les États – Unis acceptaient une entente entre le Nord et le Sud, et si cette entente comprenait le retrait de certaines ou même de toutes les troupes américaines de Corée, alors l 'équilibre stratégique changerait. "

 

LA FRONTIERE CHINE-JAPON EN MER DU JAPON OU EN MER JAUNE ?

 

Telle est la conséquence stratégique des évolutions de la crise coréenne pour le Japon : "Le Japon perdrait son tampon contre la Chine. La mer du Japon, et non la mer Jaune, deviendrait le centre naval, et avec l'intérêt décroissant des États-Unis pour la région, ce serait la marine japonaise qui aurait pour mission principale de contrôler la mer du Japon. La Corée du Nord pourrait abandonner ses missiles intercontinentaux, qui menacent les États-Unis, mais garder ses missiles à courte portée capables d'atteindre le Japon, et le Japon devrait donc créer ouvertement sa propre force de dissuasion nucléaire. Et en fonction de l'ampleur du recul de la région en provenance des États-Unis, le Japon pourrait ne plus pouvoir compter sur les États-Unis pour garantir son accès aux matières premières."

 

LE JAPON PIEGE DANS LA NOUVELLE EQUATION STRATEGIQUE – POSSIBLE – EN COREE !

 

"Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le Japon doit se demander si la réalité stratégique dans sa région pourrait évoluer dans une direction" pas nécessairement à l'avantage du Japon ", selon le discours de capitulation de Hirohito en 1945. Un tel changement obligerait le Japon à repenser il se voit et son rôle dans le monde (…) si la réconciliation se produit, le Japon n'aura peut-être pas le temps de créer la force militaire dont il aura besoin pour défendre ses intérêts. Le Japon ne peut pas attendre jusqu'à ce qu'il y ait une clarté, ni ne puisse aller de l'avant sans une crise politique. Le Japon est pris au piège entre une nouvelle réalité et sa vieille stratégie."

 

C’est cela le véritable arrière-plan du nouveau round diplomatique autour de la crise coréenne, entre le Japon et la Corée du Nord. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé ce samedi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à surmonter ensemble leur méfiance mutuelle, et confirmé que des efforts étaient en cours en vue d'un sommet. Dans un entretien télévisé, Shinzo Abe a expliqué que son gouvernement avait contacté la partie nord-coréenne « par différents canaux » afin de mettre sur pied une rencontre avec Kim Jong-un. Lors d’un sommet historique mardi à Singapour avec le président américain Donald Trump, le leader nord-coréen s’était montré, selon des médias japonais, prêt à rencontrer Shinzo Abe. « Pendant le sommet, M. Kim a dit à M. Trump "Je peux rencontrer le Premier ministre Shinzo Abe" », a notamment rapporté le quotidien ‘Sankei’. Le Japon était resté à l'écart de l'intense ballet diplomatique des derniers mois …

 

* Voir aussi sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

DEBAT : COMMENT INTERPRETER LA RENCONTRE KIM JONG UN – TRUMP ET LEURS POURPARLERS DIPLOMATIQUES SUR LA PENINSULE COREENNE ?

sur http://www.lucmichel.net/2018/06/13/luc-michels-geopolitical-daily-debat-comment-interpreter-la-rencontre-kim-jong-un-trump-et-leurs-pourparlers-diplomatiques-sur-la-peninsule-coreenne/

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

 

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

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* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

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LM.GEOPOL - Geopol japon I vu des   usa (2018 06 17) FR 3

 

LM.GEOPOL - Geopol japon I vu des   usa (2018 06 17) FR 4

 

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LA RUSSIE EST DE RETOUR EN AFRIQUE : LES CONSEQUENCES GEOPOLITIQUE ET LE NOUVEAU ‘GRAND JEU’ AFRICAIN…

 

PUB LM.GEOPOL DAILY - Pub russie de    retour en afrique (2018 06 17) FR 1

 

I-

L’ACTU – CE DIMANCHE 17 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/

DANS ‘LE DEBAT PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL :

POURQUOI LE RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE INQUIETE PARIS ?
 

En direct vers 15h00 (Douala/Yaoundé/Malabo/Bruxelles/Paris/Berlin)

Multiplex de Douala – Yaoundé – Ndjaména – Bruxelles

Présentation de Manula Sike

Luc Michel en multiplex EODE-TV depuis Bruxelles

Rediffusion ce lundi …

 

* 3e Thème de l’émission :

AFRIQUE / FRANCE VS RUSSIE

La France s’inquiète du retour en force de la Russie en Afrique

 

>> Le géopoliticien Luc MICHEL :

Le retour de la Russie « sur les champs de bataille de la guerre froide en Afrique », après le départ brutal de 1991-92 du à l’implosion de l’URSS, est une mauvaise surprise pour le Bloc américano-occidental, l’AFRICOM et l’OTAN. Et en particulier pour Macron et sa « nouvelle Françafrique 2.0 », choisie comme « nouveau sherif de l’Afrique » par le général Mattis, chef du Pentagone et homme fort de l’Administration Trump.

En particulier Moscou intervient directement sur les chasses gardées de Paris : Libye avec Haftar, Centrafrique, RDC (où des accords russo-congolais viennent d’être conclu) …


* AFRIQUE MEDIA

Rediffusion sur la WebTV AFRIQUE MEDIA

sur http://www.afriquemedia-webtv.org/

 

II –

VOIR L’ANALYSE DE REFERENCE SUR

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY :

 

* AFRICAN GEOPOLITICS: HOW ‘RUSSIA REVISITS AN OLD COLD WAR BATTLEGROUND’ (SEEN FROM THE USA)

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/17/luc-michels-geopolitical-daily-african-geopolitics-how-russia-revisits-an-old-cold-war-battleground-seen-from-the-usa/

 

La guerre froide – la nouvelle « Guerre froide 2.0″ – est de retour en Afrique !

Le Think-Tank STRATFOR (proche du Pentagone et du Lobby militaro-industriel US) consacrait début janvier une intéressante analyse au retour de la Russie sur « les champs de bataille » de la confrontation entre les USA et les soviétiques. Une analyse qui révèle les inquiétudes de Washington sur le grand retour de Moscou en Afrique. En commençant par l’Afrique sub-saharienne …

 

III -

VOIR AUSSI LES ANALYSES VIDEOS :

 

* Voir sur PANAFRICOM-TV/

ZOOM AFRIQUE DE PRESSTV (22.03.18) AVEC LUC MICHEL:

LE CONTINENT AFRICAIN SE TOURNE VERS LA RUSSIE DE POUTINE

sur https://vimeo.com/261330852

 

* Voir sur EODE-TV/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE/

LUC MICHEL: MOSCOU DE RETOUR SUR LES CHAMPS DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE (PARTIE I)

sur https://vimeo.com/252349360

 

* Voir sur EODE-TV/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE/

LUC MICHEL: MOSCOU DE RETOUR SUR LES CHAMPS DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE (PARTIE II)

sur https://vimeo.com/252349171

 

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

RCA-SOUDAN-LIBYE-EGYPTE, MOSCOU S’INSTALLE EN AFRIQUE

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE III)

sur https://vimeo.com/255284315

 

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

POURQUOI MOSCOU SOUTIENT KINSHASA AU CS DE L’ONU

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE IV)

sur https://vimeo.com/256037909

 

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

MOSCOU VA-T-ELLE S’ENGAGER EN RCA ET AU SAHEL?

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE V)

sur https://vimeo.com/260800785

 

Photos :

La Russie, Etat-Continent, est de retour en Afrique !

Agents du groupe de Sécurité russe Wagner, le poisson-pilote de l’Armée russe en Afrique.

L’Union Soviétique déployée en Afrique, sous « Brejnev l’Africain ».

L’Afrique préoccupation de la Russie dès les débuts de l’URSS, qui reprenait une tradition de Moscou (les rapports entre la Russie et l’Ethiopie dès le milieu du XIXe siècle).

 

# Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ BACK TO THE GEOPOLITICS OF JAPAN (I): THE JAPANESE NATIONAL STRATEGY AND THE KOREAN CRISIS (SEEN FROM THE USA)

 

LM.GEOPOL - Back to gepol of japan   I (2018 06 16) ENGL 1

The Korean crisis has put back on the agenda one of the great geopolitical actors of Asia, Japan, well forgotten by Trump and the international media. But Geopolitics hates emptiness, and hates truncated perspectives. What is the Korean question without the Japanese player. So we start a series of analyzes on the "return of Japanese Geopolitics" on the front of the scene in the China Sea …

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL for EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 16/

 

”Diplomacy as a Work of Art:

It’s all about creating illusions and convincing others that they’re real”

- ‘Geopolitical Futures’, Weekly Digest, May 16, 2017)

 

"Wanting to do geopolitics without thinking about maps and atlases, starting with historical atlases, is like wanting to navigate without looking at the stars"

- Jean Thiriart (1922-1992),

the geopolitician of the "Euro-Soviet Empire".

 

Japan is the missing piece of the puzzle of the Korean crisis. Where instead the "National Strategy of Japan", which since the 1945 Japanese defeat for the dominance of the Pacific and Asia, is closely intertwined with the US. Understanding how Washington sees the Japanese issue in the Korean crisis is therefore essential. George Friedman (the former head of the Think Tank 'Stratfor', who now heads 'Geopolitical Futures') has just published a major analysis under the title "The Trap in Japan's National Strategy", which focuses the analysis on Korea around Japanese point of view. The fourth great power around the Korean question, where everyone talks about the US, China and Russia, but forgets the Japanese power. At the very moment that Tokyo has entered a phase of research and reflection on precisely its "national strategy". And where military power and militarism, including its revisionist aspects of pre-1945 Japanese imperialism, is back on the Japanese agenda.

 

USA AND JAPANESE NATIONAL STRATEGY

 

Friedman begins by analyzing the role of the US, which has guaranteed Japanese security since 1945, in exchange for limited sovereignty. Japan is actually an American aircraft carrier in the China Sea: “Since World War II, the foundation of Japanese national strategy has been reliance on the United States to protect Japan’s national interests. The U.S. ensures that sea lanes supplying Japan with essential raw materials stay open. It guarantees Japan’s physical security – against threats from the Soviet Union during the Cold War, and from China thereafter. And it gives Japan access to American markets, first during its financial recovery from the war and then as part of its development into the world’s third-largest economy. In return, the Japanese accepted the presence of American forces in Japan, providing a base of operations designed to preserve the control of the Northwest Pacific that the U.S. attained during WWII. From those bases, the U.S. could block the Soviet fleet in Vladivostok, support operations in South Korea and so forth (…)The strategy worked great for Japan for more than 70 years, until the balance on the Korean Peninsula showed signs of changing. At first, as the nuclear threat in North Korea grew, the United States became more alert and aggressive toward the threat. The South Koreans supported an aggressive American policy, and the pro forma call for the Chinese to reason with North Korea did not yield a solution. The U.S. threatened military action to destroy the North Korean weapons, and though Japanese bases might be used, Japan would not be involved militarily.”

 

HOW THE KOREAN CRISIS CHANGED THE STRATEGIC ROLE OF THE PENSILE SEEN FROM TOKYO?

 

But the Korean crisis, and paradoxically the possible rapprochement between the two Koreas, poses a strategic challenge to Japan, because it changes the strategic role that the peninsula plays in the protection of Japan. And this before or after 1945! Friedman clearly states this change, decisive for Tokyo: “But Japanese strategy began to go off the rails recently with an attempt at rapprochement between North and South Korea. In its pre-World War II strategy, Japan had long viewed the Korean Peninsula as a buffer between itself and the mainland. The Japanese occupied the peninsula to ensure that this buffer remained. After the war, the division of the peninsula and the American presence in the south guaranteed the buffer. But then last year’s Olympic rapprochement happened, and it altered a significant strategic assumption of the Japanese: that the status quo was a given. There suddenly existed the potential for an accommodation between North and South and even potentially, over time, increased Chinese influence there. Even as a distant and unlikely possibility, this was a serious problem for Japan. If the U.S. would accept an understanding between the North and South, and if that understanding included the withdrawal of some or even all U.S. troops from Korea, then the strategic balance would shift.”

 

THE CHINA-JAPAN FRONTIER IN THE SEA OF JAPAN OR IN YELLOW SEA?

 

This is the strategic consequence of developments in the Korean crisis for Japan: “Japan would lose its buffer against China. The Sea of Japan, not the Yellow Sea, would become the naval focus, and with U.S. interest in the region declining, it would be the Japanese navy that would have the primary mission of controlling the Sea of Japan. North Korea could give up its intercontinental missiles, which threaten the U.S., but keep its shorter-range missiles capable of reaching Japan, and thus Japan would have to openly create its own nuclear deterrent. And depending on the extent of the U.S. retreat from the region, Japan may no longer be able to rely on the U.S. to guarantee its access to raw materials.”

 

JAPAN TRAPPED IN NEW STRATEGIC EQUATION – POSSIBLE – IN KOREA!

 

“For the first time since World War II, Japan must consider whether the strategic reality in its region could evolve in a direction “not necessarily to Japan’s advantage,” to quote Hirohito’s surrender speech in 1945. Such a shift would require Japan to rethink how it sees itself and its role in the world (…) if reconciliation happens, Japan may not have time to create the military force it will need to defend its interests. Japan cannot wait until there is clarity, nor can it proceed without a political crisis. Japan is trapped between a new reality and its old strategy.”

 

This is the real background of the new diplomatic round around the Korean crisis, between Japan and North Korea. Japanese Prime Minister Shinzo Abe on Saturday called on North Korean leader Kim Jong-un to overcome mutual mistrust, and confirmed that efforts are under way for a summit. In a televised interview, Shinzo Abe explained that his government had contacted the North Korean side "through various channels" to set up a meeting with Kim Jong-un. At a historic summit Tuesday in Singapore with US President Donald Trump, the North Korean leader had shown, according to Japanese media, ready to meet Shinzo Abe. "During the summit, Mr. Kim told Mr. Trump "I can meet with Prime Minister Shinzo Abe", ‘Sankei’ newspaper reported. Japan had stayed away from the intense diplomatic ballet of recent months …

 

* See also (in French) on:

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

DEBAT : COMMENT INTERPRETER LA RENCONTRE KIM JONG UN – TRUMP ET LEURS POURPARLERS DIPLOMATIQUES SUR LA PENINSULE COREENNE ?

on http://www.lucmichel.net/2018/06/13/luc-michels-geopolitical-daily-debat-comment-interpreter-la-rencontre-kim-jong-un-trump-et-leurs-pourparlers-diplomatiques-sur-la-peninsule-coreenne/

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

 

# DOCUMENT:

THE KOREAN CRISIS AND THE JAPANESE NATIONAL STRATEGY, SEEN FROM THE USA:

“THE TRAP IN JAPAN’S NATIONAL STRATEGY”

(BY GEORGE FRIEDMAN, ‘GEOPOLITICAL FUTURES’, MAY 23, 2018)

 

“Since World War II, the foundation of Japanese national strategy has been reliance on the United States to protect Japan’s national interests. The U.S. ensures that sea lanes supplying Japan with essential raw materials stay open. It guarantees Japan’s physical security – against threats from the Soviet Union during the Cold War, and from China thereafter. And it gives Japan access to American markets, first during its financial recovery from the war and then as part of its development into the world’s third-largest economy. In return, the Japanese accepted the presence of American forces in Japan, providing a base of operations designed to preserve the control of the Northwest Pacific that the U.S. attained during WWII. From those bases, the U.S. could block the Soviet fleet in Vladivostok, support operations in South Korea and so forth.

 

“Those were the direct benefits, but indirectly Japan received an additional perk: absolution from participating in U.S. conflicts. The U.S. had crafted a post-war constitution for Japan that prohibited it from developing a military. Much as with Germany, the sense was that the permanent disarmament of Japan was essential to prevent the re-emergence of a militaristic country. And as with Germany, the U.S. came to regret this principle. As the American strategy of containment took shape against the Soviet Union, the U.S. wanted a rearmed Germany to block Soviet moves in the west. Similarly, as the Korean War broke out, the U.S. wanted Japanese military force to assist it. Japan helped with essential military production – trucks, for example – but it held on to Article 9, the provision in its constitution that prevented it from forging a military to fight in Korea.

 

“Later, Japan reinterpreted Article 9 from an absolute prohibition on military force to an absolute prohibition on an offensive military force. Then, as its military force developed, Japan redefined the meaning of an offensive force to focus not on the nature of the force but on the nature of its utilization. A destroyer or fighter plane is by its nature an offensive weapon, but Japan decided that so long as such weapons were not used offensively, their existence was constitutional. Using this logic, Japan has developed a substantial military force that it withholds from any offensive operation, although it has used it in some peacekeeping operations.

 

“Japan has therefore avoided operational deployment in U.S. wars, from Korea and Vietnam to Iraq and Afghanistan. At the same time, it has developed a significant naval and air force, and it is capable of becoming a nuclear power at will, given that it has one of the most sophisticated civilian nuclear programs in the world. One joke goes that Japan does not have a nuclear weapon because a single screw needed to enable it has not been tightened. That may overstate the hurdles but it captures the principle. The limit of Japanese military power is Japan’s will.

 

“On the whole, the U.S. has been content with this arrangement, even if it is occasionally frustrated by Japan’s posture as an ally. The strategy worked great for Japan for more than 70 years, until the balance on the Korean Peninsula showed signs of changing. At first, as the nuclear threat in North Korea grew, the United States became more alert and aggressive toward the threat. The South Koreans supported an aggressive American policy, and the pro forma call for the Chinese to reason with North Korea did not yield a solution. The U.S. threatened military action to destroy the North Korean weapons, and though Japanese bases might be used, Japan would not be involved militarily.

 

“But Japanese strategy began to go off the rails recently with an attempt at rapprochement between North and South Korea. In its pre-World War II strategy, Japan had long viewed the Korean Peninsula as a buffer between itself and the mainland. The Japanese occupied the peninsula to ensure that this buffer remained. After the war, the division of the peninsula and the American presence in the south guaranteed the buffer. But then last year’s Olympic rapprochement happened, and it altered a significant strategic assumption of the Japanese: that the status quo was a given. There suddenly existed the potential for an accommodation between North and South and even potentially, over time, increased Chinese influence there. Even as a distant and unlikely possibility, this was a serious problem for Japan. If the U.S. would accept an understanding between the North and South, and if that understanding included the withdrawal of some or even all U.S. troops from Korea, then the strategic balance would shift.

 

“Japan would lose its buffer against China. The Sea of Japan, not the Yellow Sea, would become the naval focus, and with U.S. interest in the region declining, it would be the Japanese navy that would have the primary mission of controlling the Sea of Japan. North Korea could give up its intercontinental missiles, which threaten the U.S., but keep its shorter-range missiles capable of reaching Japan, and thus Japan would have to openly create its own nuclear deterrent. And depending on the extent of the U.S. retreat from the region, Japan may no longer be able to rely on the U.S. to guarantee its access to raw materials.

 

“And Japan’s concerns are not utterly far-fetched. South Korea has an overriding imperative to avoid another war on the peninsula. The U.S. does not want intercontinental ballistic missiles in North Korea, but it might accept a deal permitting short-range missiles. And though neither North nor South Korea really trusts the Chinese, a U.S. retreat from the region might require some accommodation with China.

 

“Obviously, this scenario has yet to play out, but the Japanese have made it clear to anyone who will listen that the direction of accommodation is unacceptable to them. And this is where Japan runs into the trap embedded in its national strategy. Depending on its relationship with the U.S. to both protect it from major threats and excuse it from significant offensive action, the Japanese force, though far from insignificant, does not give Japan the weight to change the course of the negotiation. China has the potential to do so. The U.S. does as well. Japan does not.

 

“Charles de Gaulle warned the world of this type of problem. The ultimate guarantee during the Cold War was that, if needed, the U.S. would escalate to nuclear war to block Soviet advance. De Gaulle argued, however, that the U.S. would not trade New York for Paris. Now Japan must ask itself how far the United States would go to maintain its position in the Northwest Pacific. The region is important to the U.S., but likely not important enough to warrant a nuclear exchange. The U.S. can exit and survive. Japan does not have the luxury.

 

“For the first time since World War II, Japan must consider whether the strategic reality in its region could evolve in a direction “not necessarily to Japan’s advantage,” to quote Hirohito’s surrender speech in 1945. Such a shift would require Japan to rethink how it sees itself and its role in the world. Nothing may change. Indeed, with less than three weeks to go until the scheduled Kim Jong Un-Donald Trump summit on June 12, the U.S. is already suggesting there’s a “substantial chance” talks won’t happen in June. But if reconciliation happens, Japan may not have time to create the military force it will need to defend its interests. Japan cannot wait until there is clarity, nor can it proceed without a political crisis. Japan is trapped between a new reality and its old strategy.”

 

(The post “The Trap in Japan’s National Strategy” appeared first on ‘Geopolitical Futures’)

 

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LM.GEOPOL - Back to gepol of japan   I (2018 06 16) ENGL 2

 

LM.GEOPOL - Back to gepol of japan   I (2018 06 16) ENGL 3

 

LM.GEOPOL - Back to gepol of japan   I (2018 06 16) ENGL 4

 

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# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LES EMISSIONS QUI COMPLETENT L’ANALYSE : GEOPOLITIQUE AFRICAINE MAROC-ALGERIE (II). L’UNION AFRICAINE, LE MAROC ET LA QUESTION SAHRAOUIE

LM DAILY / COMPLEMENT 236 ter
LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE-TV

Le géopoliticien Luc MICHEL analyse la Question du Sahara occidental suite au sommet arabo-africain tenu à Malabo en Guinée-Équatoriale, que le Maroc a quitté pour protester contre la présence du Front Polisario. Une position marocaine qui rappelle pourquoi, déjà, Rabbat avait quitté l’ancienne OUA …

Étendue désertique de 266.000 kilomètres carrés, le Sahara occidental, seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’est pas réglé (et qualifié de « colonie » par l’ONU !), est revendiqué par le Maroc – qui en contrôle la majeure partie – et par le Front Polisario, soutenu par Alger, qui réclame un référendum d’autodétermination. Le Maroc rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté. Un cessez-le-feu est intervenu en 1991 après des années de conflit. C’est un « conflit gelé » au Magrheb.

* Voir la video de "UNE" sur PCN-TV (YouTube I) :
LE MAROC ET LA QUESTION SAHRAOUIE
(Analyse de Luc MICHEL)

# L’ANALYSE DE REFERENCE :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ 
GEOPOLITIQUE AFRICAINE : 
LE MAROC PORTE D’ENTREE DE L’OTAN EN AFRIQUE DU NORD
LM DAILY 236

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#CE SAMEDI SOIR 16 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/ ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL : DESTABILISATION DE LA PRESIDENTIELLE 2018 AU CAMEROUN

 

AMTV - MERITE LM déstabilisation présidentielle camer II (2018 06 16) (1)

 

 

Vers 20h30 (Douala-Ndjaména-Malabo)

et 20H30 (Bruxelles-Paris-Berlin)

Présentation Bachir Mohamed Ladan

Avec les panelistes invités ce soir

Luc MICHEL en Duplex EODE-TV depuis Bruxelles

 

Thème :

CAMEROUN / PRESIDENTIELLE, CRISE ANGLOPHONE, CORRUPTION…

Que faire de l’entourage corrompu du président en temps de guerre ?

Y a-t-il eu bavure de l’armée Camerounaise à Bamenda ?

L’opposition Camerounaise a- t-elle peur de Paul Biya ?

 

Le géopoliticien Luc MICHEL :

Analysera les nouvelles ingérences US dans les affaires intérieures du Cameroun, campagnes contre le président et contre l’armée qui combat le terrorisme, demande de l’ambassadrice de Trump Nikki Hailey pour faire libérer les terroristes embazoniens arrêtés au Nigeria.

Cette fois il est temps d’ouvrir les yeux à Yaoundé sur le complot américain pour changer le régime …

 

_____________________________

AFRIQUE MEDIA

* en STREAMING sur http://lb.streamakaci.com/afm/

* WebTV sur http://www.afriquemedia-webtv.org/

 

* AFRIQUEMEDIA.pageofficielle

sur https://www.facebook.com/AFRIQUE.MEDIA.TV

* GROUPE OFFICIEL AFRIQUE MEDIA TV

(Plus de 121.000 membres ! Administré par

les COMITES AFRIQUE MEDIA et Luc Michel)

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AMTV - MERITE LM déstabilisation présidentielle camer II (2018 06 16) (2)

 

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# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LES EMISSIONS QUI COMPLETENT L’ANALYSE : GEOPOLITIQUE AFRICAINE MAROC-ALGERIE (III). L’OTAN CIBLE L’ALGERIE

LM DAILY / COMPLEMENT 236 quater
LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE-TV

Les plan de l’OTAN pour déstabiliser Alger !
Le géopoliticien Luc MICHEL analyse comment l’OTAN vise le « Triangle stratégique entre les frontières algériennes, tunisiennes et libyennes » et entend déstabiliser l’Algérie, avec en ligne de mire la succession du Président Bouteklika.

Il rappelle que l’Algérie a été en novembre-décembre 2010 la première cible du soi-disant « printemps arabe » ; la maturité politique du peuple algérien, échaudé par une décennie de guerre contre les islamistes, ayant fait échouer l’opération des américains …

POURQUOI FAIRE BASCULER ALGER EST CAPITAL POUR LES PROJETS IMPERIALISTES AMERICAINS ?

Faire basculer Alger est capital pour les projets impérialistes américains au Moyen-Orient :

- D’une part parce que l’Algérie est le dernier pays libre, indépendant, avec la Syrie sur le Front arabe. Et qu’elle est par sa population, son armée puissante et sa richesse pétro-gazière l’Etat central du Maghreb.

- D’autre part parce q’une Algérie libre et arabe est et reste un point d’appui pour la Résistance arabe.

- Enfin parce que l’Algérie dispose aussi de capacités d’intervention contre précisément le Maroc, allié fidèle des USA (qui a participé directement à l’agression militaire contre la Libye en 2011, ce qu’on cache aux Marocains). Ceci via le Front Polisario – allié d’Alger et hier de Tripoli (une Brigade du Polisario a combattu avec les Kadhafistes en Libye) – et le levier du conflit sahraoui.

* Voir la video de "UNE" sur PANAFRICOM-TV/
LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (18 FEVR. 2018) 
AVEC LUC MICHEL: 
GEOPOLITIQUE AFRICAINE. L’OTAN CIBLE L’ALGERIE

# L’ANALYSE DE REFERENCE :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ 
GEOPOLITIQUE AFRICAINE : 
LE MAROC PORTE D’ENTREE DE L’OTAN EN AFRIQUE DU NORD
LM DAILY 236

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# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LES EMISSIONS QUI COMPLETENT L’ANALYSE : GEOPOLITIQUE AFRICAINE MAROC-ALGERIE (I). ESQUISSE DE LA GEOPOLITIQUE MARICAINE

LM DAILY / COMPLEMENT 236 bis
LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE-TV

Les États-Unis et l’OTAN cherchent depuis des années à avoir une solide assise dans la région ultra-stratégique du nord de l’Afrique et en Méditerranée. Le Maroc semble leur offrir, rien que par ses relations avec le camp atlantiste, une porte d’entrée dans cette région.

DEPUIS 2015 LE MAROC EST DEVENU UN PARTENAIRE ENCORE PLUS ETROIT DE L’OTAN …

Depuis 1994, le Maroc a participé au dialogue méditerranéen de l’OTAN.

Au printemps-été 2011, le Maroc, a participé directement à l’agression de l’OTAN contre la Libye de Kadhafi, des forces militaires et aériennes étant alors intégrées au corps expéditionnaire Qatari. Ce qu’on a dissimulé soigneusement à l’opinion publique marocaine.

En 2016, le Maroc a rejoint la « plate-forme d’interopérabilité de l’OTAN », établie pour promouvoir une interopérabilité accrue entre l’OTAN et ses partenaires dans les opérations et missions dirigées par l’OTAN.

En 2017, le Maroc et l’OTAN ont conclu un accord pour renforcer la cybersécurité.

2018. Dans ce contexte, le Secrétaire-général adjoint aux affaires politiques et à la politique de sécurité de l’OTAN, l’Ambassadeur Alejandro Alvargonzález, s’est rendu au Maroc du 21 au 23 mai pour discuter de la coopération OTAN-Maroc et d’un nouveau programme de partenariat et de coopération.

* Pour une esquisse de la géopolitique marocaine :
sur la video de "UNE" : PCN-TV (YouTube I)/
LA GÉOPOLITIQUE DU MAROC
(Analyse de Luc MICHEL)

# L’ANALYSE DE REFERENCE :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ 
GEOPOLITIQUE AFRICAINE : 
LE MAROC PORTE D’ENTREE DE L’OTAN EN AFRIQUE DU NORD
LM DAILY 236

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE : LE MAROC PORTE D’ENTREE DE L’OTAN EN AFRIQUE DU NORD

 

LM.GEOPOL - Maroc otan (2018 06 15)   FR 1

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 15/

 

« Ce n'est pas un Printemps arabe mais un déluge sur les Arabes et cela se confirme chaque jour (…) C’est la colonisation de l'Irak, la destruction de la Libye, la division du Soudan et l'affaiblissement de l'Egypte »

- Ahmed Ouyahia (Premier ministre algérien et leader du RND, sept. 2012)

 

Si l’AFRICOM, le commandement de l’US Army en Afrique (l’un des six commandements mondiaux US) est la clé pour la pénétration américaine en Afrique, l’OTAN, tout puissant en Méditerranée grâce à la domination stratégique de la VIe Flotte US, mène une politique directe d’entrée en Afrique du Nord et au Magreb. Porte d’entrée : le Maroc. Et cible, le vieil adversaire géopolitique de Rabbat : Alger …

 

I –

LE MAROC AU CŒUR DE LA STRATEGIE DE L’OTAN AU MAGHREB

 

Alors que le commandant en chef de l’AFRICOM, le général Thomas Wadhausser, s’est rendu, fin mai en Algérie pour demander à Alger « d’ouvrir ses portes à l’OTAN » (toujours sous le vieux prétexte de la « guerre au terrorisme », sésame de l’ingérence américaine), recevant une fin de non recevoir catégorique de la part des autorités d'Alger, le Maroc participait, le 29 mai dernier , à l’Assemblée parlementaire du Traité de l’Alliance atlantique nord, l’OTAN.

 

Le Maroc a par ailleurs rompu, le 1er mai, ses relations diplomatiques avec l’Iran en accusant l’Iran et le Hezbollah et partant l’Algérie « d'avoir soutenu le Front Polisario et en avoir armé et formé les éléments ». Le Hezbollah libanais a rejeté catégoriquement les allégations du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita selon lesquelles « le mouvement de la Résistance libanaise aurait soutenu le Front Polisario et formé ses éléments ». Le secrétaire-général du Hezbollah a été très clair la-dessus : " C'est à l'impulsion des israéliens que Rabat accuse le Hezbollah dans un dossier qui lui est parfaitement étranger".

 

En établissant un lien militaire entre le Front Polisario et l’Iran, le Maroc, estime de son côté Alger, cherche aussi à s’attaquer à l’Algérie et qui entretient de bonnes relations avec l’Iran et rejette catégoriquement une adhésion à l’OTAN.

 

LE MAROC PARTENAIRE ETROIT DE L’OTAN

 

En 2016, le Maroc a rejoint la « plate-forme d’interopérabilité de l’OTAN », établie pour promouvoir une interopérabilité accrue entre l’OTAN et ses partenaires dans les opérations et missions dirigées par l’OTAN. Et en 2017, le Maroc et l’OTAN ont conclu un accord pour renforcer la cybersécurité.

 

Depuis 1994, le Maroc a également participé au dialogue méditerranéen de l’OTAN.

Dans ce contexte, le Secrétaire-général adjoint aux affaires politiques et à la politique de sécurité de l’OTAN, l’Ambassadeur Alejandro Alvargonzález, s’est rendu au Maroc du 21 au 23 mai pour discuter de la coopération OTAN-Maroc et d’un nouveau programme de partenariat et de coopération.

 

Les États-Unis et l'OTAN cherchent depuis des années à avoir une solide assise dans la région ultra-stratégique du nord de l'Afrique et en Méditerranée. Le Maroc semble leur offrir, rien que par ses relations avec le camp atlantiste, une porte d'entrée dans cette région.

 

* Pour une esquisse de la géopolitique marocaine :

sur PCN-TV (YouTube)/

LA GÉOPOLITIQUE DU MAROC

(Analyse de Luc MICHEL)

sur https://www.youtube.com/watch?v=MPIg3d-YGbg

 

QUAND LA POLITIQUE DES USA AU LEVANT CONTRE L’AXE DE LA RESISTANCE S’INVITE AU MAGHREB

 

Revenons au dossier des rapports irano-marocains. Le Hezbollah libanais rejette les "allégations infondées" de Rabat. Le Hezbollah libanais a publié, le1er mai dernier, un communiqué dans lequel il rejette catégoriquement les allégations du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita selon lesquelles « le mouvement de la Résistance libanaise aurait soutenu le Front Polisario et formé ses éléments ». Le Hezbollah libanais a déploré le fait que le Maroc ait recours à de telles accusations, « sous pression des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite ». « Il aurait fallu que le ministère marocain des Affaires étrangères trouve un prétexte plus convaincant pour la rupture de ses relations avec l’Iran qui, au lieu de recourir à de vaines allégations, se met aux côtés du peuple palestinien et soutient ses idéaux », affirme le Hezbollah dans son communiqué.

 

Les encouragements en direction de Rabat venus des monarchies du golfe Persique, alliées étroites des USA, n'ont pas tardé. Suite à l’annonce du gel des relations entre le Maroc et l’Iran, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a salué la décision de Rabat et a de nouveau accusé l’Iran d’« ingérence dans les affaires intérieures des autres pays ». Il a prétendu que « l’Iran formait les effectifs du Front Polisario par le biais du Hezbollah libanais et que cela constituait un autre exemple de son ingérence dans les affaires internes d’autres pays ».

 

Dans des propos dépourvus de tout fondement juridique, le chef de la diplomatie marocaine a annoncé, toujours ce 1er mai, lors d’une conférence de presse que « le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran qui est accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié, le Hezbollah libanais ».

 

En effet, sous pression de Riyad et de ses alliés qui ne ménagent aucun effort pour affaiblir le Hezbollah libanais, certains pays arabes dont Djibouti ont déjà rompu leurs relations avec l’Iran. Sans oublier le Soudan …

 

ET LA QUESTION SAHRAOUIE ?

 

En réaction à la décision inattendue de Rabat, le Front Polisario a qualifié ces accusations anti-iraniennes de « fausses et mensongères », soulignant qu'il ne coopérait pas avec l’Iran.

 

Étendue désertique de 266.000 kilomètres carrés, le Sahara occidental, seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’est pas réglé (et qualifié de « colonie » par l’ONU !), est revendiqué par le Maroc – qui en contrôle la majeure partie – et par le Front Polisario, soutenu par Alger, qui réclame un référendum d’autodétermination. Le Maroc rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté. Un cessez-le-feu est intervenu en 1991 après des années de conflit.

 

* Voir sur PCN-TV (YouTube) :

LE MAROC ET LA QUESTION SAHRAOUIE

(Analyse de Luc MICHEL)

sur https://www.youtube.com/watch?v=sFr2dxsLLUA

 

UN MARCHANDAGE USA/MAROC, PRECISEMENT SUR LA QUESTION SAHRAOUIE, A-T-IL PRECEDE L'ANNONCE DE LA RUPTURE DES RELATIONS AVEC L'IRAN ?

 

Le Maroc a donc rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran.

Un marché Rabat-Washington a-t-il précédé cette rupture ? La décision de Rabat intervient quelques jours après le renouvellement assez pénible de la Mission onusienne au Sahara occidental. Or le vote n'aurait pas pu avoir lieu sans l'appui décisif des Américains à Rabat, alors que les États-Unis sont engagés dans un bras de fer total contre l'Iran et qu'ils s'apprêtaient à se retirer de l'accord nucléaire qu'ils ont signé avec Téhéran en 2015.

 

Les accusations infondées de Rabat contre le Hezbollah comme quoi le mouvement serait « impliqué dans le trafic de missiles au Sahara occidental » et « formerait les membres du Front Polisario serviront par ailleurs la cause anti-Résistance des Etats-Unis qui multiplient des mesures restrictives à l’encontre de l’axe de la Résistance (Iran – Syrie – Hezbollah libanais). Il semblerait que le royaume marocain ait cédé à un grotesque marchandage avec Américains et Israéliens. Mais pourquoi maintenant ? La décision radicale de Rabat intervenait aussi à quelques jours d'une élection cruciale au Liban dont l'issue – avérée – devait être la large victoire du Hezbollah. Or aussi bien Israël que les Etats-Unis craignaient la perspective d'un Liban où le Hezbollah puisse peser à titre d'une force politique à part entière. 

 

II –

DERRIERE L’INTEGRATION MAROC-OTAN, LA CIBLE ALGERIENNE

 

« Tout est à prévoir dans ce Sahara, plus vaste désert du monde, où même le Sahel va être reconfiguré – autre répercussion de la chute de Kadhafi (…) le régime a une peur profonde et incontrôlée du changement en Libye. Il le perçoit comme un risque pour la région toute entière »

- Zoubir Arous (professeur à l'Université d'Alger, à la BBC en 2011).

 

ALGER CIBLEE

 

J’ai traité récemment sur PRESS TV (Iran) de l’Algérie, ciblée par l’OTAN.

J’y analyse comment l’OTAN vise le « Triangle stratégique entre les frontières algériennes, tunisiennes et libyennes » et entend déstabiliser l’Algérie, avec en ligne de mire la succession du Président Bouteklika.

Je rappelle que l’Algérie a été en novembre-décembre 2010 la première cible du soi-disant « printemps arabe » ; la maturité politique du peuple algérien, échaudé par une décennie de guerre contre les islamistes, ayant fait échouer l’opération des américains …

 

* Voir sur PANAFRICOM-TV/

LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (18 FEVR. 2018) AVEC LUC MICHEL: GEOPOLITIQUE AFRICAINE. L’OTAN CIBLE L’ALGERIE

sur https://vimeo.com/256377779

 

POURQUOI FAIRE BASCULER ALGER EST CAPITAL POUR LES PROJETS IMPERIALISTES AMERICAINS ?

 

Faire basculer Alger est capital pour les projets impérialistes américains au Moyen-Orient :

 

- D’une part parce que l’Algérie est le dernier pays libre, indépendant, avec la Syrie sur le Front arabe. Et qu’elle est par sa population, son armée puissante et sa richesse pétro-gazière l’Etat central du Maghreb.

- D’autre part parce q’une Algérie libre et arabe est et reste un point d’appui pour la Résistance arabe.

- Enfin parce que l’Algérie dispose aussi de capacités d’intervention contre précisément le Maroc, allié fidèle des USA (qui a participé directement à l’agression militaire contre la Libye en 2011, ce qu’on cache aux Marocains). Ceci via le Front Polisario – allié d’Alger et hier de Tripoli (une Brigade du Polisario a combattu avec les Kadhafistes en Libye) – et le levier du conflit sahraoui.

 

LA QUESTION GEOPOLITIQUE DU « PRINTEMPS ARABE » ET SES IMPLICATIONS SUR LA SECURITE DE L'ALGERIE

 

La question géopolitique du « printemps arabe » a eu des répercussions directes sur l'Algérie, la frontière Ouest avec le Maroc se trouvant dégarnie. Des milliers de militaires algériens postés devant l'ennemi officiel ont du être été mutés de l'autre côté du pays dès les événements de Libye en 2011, 1.500 kilomètres à l'Est, pour surveiller la frontière désertique avec la Libye qui court sur près de 1.000 kilomètres, pour éviter les infiltrations de groupes terroristes surarmés qui pourraient profiter de l'absence d'Etat. La propagation des armes de Libye bénéficiant à Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui est basé en Algérie. L'Algérie a du renforcer la sécurité le long de sa frontière avec la Libye. L'Algérie reste confrontée à une menace depuis la fin d'une insurrection lancée après que l'armée annule les élections en 1992, alors qu'un parti islamiste était en passe de les remporter. Mais le gouvernement algérien tire également beaucoup de légitimité de sa réalisation à surmonter dans une large mesure ce défi.

 

On notera incidemment que cet "ennemi officiel" d’Alger, le Maroc, a participé directement à l'agression de l'OTAN contre la Libye printemps-été 2011, des forces militaires et aériennes étant alors intégrées au corps expéditionnaire Qatari. Ce qu'on a dissimulé soigneusement à l'opinion publique marocaine. Le Maroc, tout comme le CNT de 2011 parrainé par BHL, était (et est) un allié discret d'Israël. Le Parlement marocain avait précisément consacré un séminaire consacré aux "capacités militaires de l'Algérie" fin 2010 …

 

(Sources : Fars – ELAC Website – PCN-TV – Panafricom-TV – EODE Think tank)

 

Photo :

Le Général Knud Bartels, président du Comité militaire de l'OTAN (D) et le Représentant militaire du Maroc au sein de l’Alliance atlantique.

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

 

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

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#CE VENDREDI SOIR 15 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/ ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL : PROCES DE L’ACCIDENT FERROVIAIRE D’ESSEKA AU CAMEROUN. CAMRAIL ET LE GROUPE BOLLORE EN LIGNE DE MIRE

 

AMTV - MERITE LM procès esseka ve (2018 06 15)

 

 

Vers 20h30 (Douala-Ndjaména-Malabo)

et 20h30 (Bruxelles-Paris-Berlin)

Présentation Guy Nfondop

Avec les panelistes invités ce soir

Luc MICHEL en Duplex EODE-TV depuis Bruxelles

 

* Thème :

CAMEROUN/PROCÈS CAMRAIL

Le procureur demande la  condamnation de Jean Pierre Morel et Cie

 

Chapeau : Le ministère public a requis mercredi 13 juin, contre le directeur général de Camrail, cadres et employés poursuivis, une condamnation pour homicide involontaire et  activité dangereuse. Si le tribunal accède à cette demande, les prévenus risquent entre six et vingt ans de prison au Cameroun. Ils risquent également la réclusion à perpétuité car les faits qui leurs sont reprochés ont conduit à la mort, notamment de 79 personnes.

 

* Le géopoliticien Luc MICHEL :

Analyse pourquoi l’ombre du procédurier Bolloré pèse sur le procès …

 

Il répond aux questions :

Vous n’êtes pas surpris par la défense lors du procès d’Esseka. Vous dites que derrière les « lampistes » il y a évidemment Bolloré et la direction de son groupe. Et que Bolloré est le roi des procéduriers !?

Comment expliquer la démultiplication des affaires contre Bolloré depuis quelques semaines ? Le syndrôme de « Vincent trop puissant » ne suffit pas à l’expliquer selon vous ?

 

# ALLER PLUS LOIN :

OUVERTURE DU PROCES D’ESSEKA …

 

Le compte-rendu d’audience du journaliste Guy Nfondop :

 

Ce Mercredi, alors que la salle d’audience du palais de justice d’Eseka affiche complet, le public ayant répondu massivement présent, le président du tribunal déclare ouverte l’audience correctionnelle du jour. Après la lecture de l’unique affaire inscrite au rôle par le greffier-audiencier, la parole est donnée au ministère public pour ses réquisitions, conformément aux motifs de renvoi du 09 mai 2018.

 

Le parquet, évoluant en collégialité, avant d’entamer un monologue interminable, rappelle la responsabilité historique du président du tribunal, dont la décision très attendue par l’opinion fera jurisprudence au Cameroun. Après un résumé des débats devant le tribunal, le procureur demande une condamnation des 13 prévenus de l’affaire pour homicide et blessures involontaires, et activité dangereuse. Le procureur de la république soutient sa demande en affirmant que chacun d’entre eux avait été responsable du déraillement du train 152 le 21 octobre 2016, malgré le choix de ces derniers de plaider non coupable. Un choix d’ailleurs jugé par celui-ci comme inacceptable vu les dépositions lors de l’enquête préliminaire.

 

Le Directeur Général de Camrail avait, durant les débats, soutenu que seule une expertise internationale pouvait juger du matériel présenté comme défectueux par des témoins et experts convoqués devant  le tribunal. Le procureur a rappelé la pléiade d’éléments démontrant une défaillance matérielle des wagons CSR de fabrication chinoise ; s’appuyant entre autre sur un rapport de maintenance de Camrail de 2015, présenté par M. Esiga, l’un des experts appelés à la barre, qui soulignait de graves défaillances de freinage desdits véhicules. M. Esiga précisait d’ailleurs que si « le fournisseur n’a jamais reçu le reste du paiement, c’était à cause de cette défaillance ». Pourtant, les voitures ont continué de transporter les camerounais jusqu’en 2016.

    

Concernant le conducteur du train, Matias Yetna, surnommé « le boucher d’Eseka » par les avocats de l’accusation, le procureur a dénoncé « sa légèreté dans l’accident, face à la défaillance du système de freinage pourtant bien connu par celui-ci depuis 2015 ». « Ce dernier confronté à un tonnage anormalement élevé ce jour là, aurait dû se désengager ou bien prévenir sa hiérarchie dès les premiers signes de disfonctionnement. », déclare le procureur. Il se demande également pourquoi le conducteur n’a pas arrêté le train après avoir constaté « qu’il ne parvenait pas à suivre les indications des panneaux de signalisation ? ». Après un long argumentaire, le magistrat conclu que   « que le chauffeur est le principal responsable de l’accident. Il s’est mis à agir sans signaler le problème à sa hiérarchie » souligne-t-il.

 

Avant de demander au juge de se mettre en voix de condamnation contre les prévenus, le procureur de la république s’est également intéressé à la situation du nommé Fru Valentine Awa, chef de sécurité de Camrail à Yaoundé, au moment des faits. S’appuyant sur différents rapports d’experts dans l’affaire, le magistrat démontre que ce dernier a « signé le bulletin d’ordre au conducteur en écartant la défection du système de freinage et principalement, ce jour là, de 2 wagons défectueux », précise-t-il. Absent de l’audience depuis le début, le procureur a annoncé que des mesures seront prises pour sa comparution effective.

 

L’audience une nouvelle fois reportée !

 

Après les réquisitions du procureur, la parole a été donnée à l’autre démembrement de l’accusation que sont les avocats des victimes, constitués des collectifs Fru-Voukeng-Tougoua et Frouss. Les deux collectifs s’accorderont immédiatement sur l’ordre des plaidoiries de l’accusation. Me Voukeng plaide en premier et fustige, entre autres, l’absence devant le tribunal des actionnaires de Camrail qui seuls ont la décision finale sur l’achat et la maintenance des équipements. Juste après, Me Dominique Frouss appuyant les réquisitions du procureur demande également au président de suivre l’exemple du Benin où le groupe Bolloré a été condamné.

 

Au terme des plaidoiries de l’accusation, le président du tribunal donne la parole à la défense pour le même exercice. Celle-ci reviendra plutôt sur une demande de convocation de nouveaux témoins devant la barre introduite plutôt, avant de demander un nouveau renvoi d’audience. Ce qui va provoquer l’ire du président du tribunal, qui en appelle alors au respect de l’institution. A la demande répétée de l’accusation, l’audience est reportée au 27 juin prochain.

 

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