# EODE/ GEOPOLITIQUE/ LE BILAN DU COUP DE POKER DIPLOMATICO-MILITAIRE D’ERDOGAN : ANKARA GAGNANT – USA ET OTAN ALIGNES – MOSCOU ET DAMAS FURIEUX ET PREOCCUPES …

EODE - GEOPOL erdogan joue et gagne (2016 08 24) FR

EODE/ 2016 08 24/
GEOPOLITIQUE/
 
* En complément de l’analyse de Luc MICHEL :
GEOPOLITIQUE/ QUEL SOI-DISANT ‘RAPPROCHEMENT TURCO-RUSSE’ ? 
ERDOGAN REUSSIT SON COUP DE POKER OPPORTUNISTE !
 
ET DIRE QUE LES « GÉOPOLITOLOGUES DE L’ÉMOTION » NOUS VANTAIENT LE « RAPPROCHEMENT ENTRE MOSCOU ET ANKARA » !?
 
En Syrie, les « rebelles » (des djihadstes pro-occidentaux) soutenus par Ankara annoncent « la prise totale de Jarablos à l'EI ». Et revoilà le soi-disant « Armée Syrienne Libre » remise en selle !
 
ET DIRE QUE LES MÊMES « GÉOPOLITOLOGUES DE L’ÉMOTION » NOUS EXPLIQUAIENT DOCTEMENT QUE ANKARA « TOURNAIT LE DOS » À SES ALLIÉS OCCIDENTAUX DE L’OTAN !???
 
L'Allemagne et les Etats-Unis ont eux apporté ce mercredi leur soutien à l'offensive militaire de la Turquie lancée en Syrie contre le groupe djihadiste Etat islamique mais aussi contre les milices kurdes à la frontière entre les deux pays. Après avoir souligné que la dimension anti-EI de l'opération turque était "à l'unisson des objectifs et intentions de la coalition anti-EI", le porte-parole de la diplomatie allemande a dit "respecter" la décision d'Ankara de porter le combat contre les groupes Kurdes en Syrie, pourtant alliés des Occidentaux dans le conflit syrien.
 
« Face au mouvement Etat islamique, la Turquie a jusqu’à présent joué un jeu trouble » dis aujourd’hui la DEUTSCHE WELLE. Critiqué par ses alliés occidentaux pour son manque d’allant dans la lutte contre le terrorisme islamiste, le président islamo-conservateur avait formulé deux exigences pour s'impliquer davantage: que le renversement du président syrien Bachar Al-Assad soit parmi les objectifs de la coalition, au même titre que la lutte contre l’EI ».  Ecoutons Michael Lüders, spécialiste du Moyen-orient : « Pendant longtemps, cette organisation terroriste a été indirectement soutenue par les responsables de sécurité turcs. Le pouvoir turc avait l'intention d'utiliser l'Etat islamique pour combattre les Kurdes dans le nord de la Syrie, qui sont étroitement liés aux Kurdes turcs, ceux du PKK. Et cette stratégie n'a pas fonctionné. »
 
Comme l’expliquait Luc MICHEL dès ce samedi sur AFRIQUE MEDIA TV, le dossier de la Syrie, où le soutien à Assad est une ligne rouge pour Moscou, empêche durablement tout rapprochement entre Ankara et Moscou :
 
* Voir PCN-TV/ CHRONIQUES GEOPOLITIQUES II (3)/ 
LUC MICHEL: POURQUOI IL N’Y A PAS DE RAPPROCHEMENT DURABLE ENTRE MOSCOU ET ANKARA !
 
ET VOILÀ LE LÂCHAGE DES KURDES PAR LEURS SOUTIEN OCCIDENTAUX !
 
"La Turquie, à tort ou a raison, considère qu'il y a des liens entre, du côté turc, le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), que nous considérons aussi comme une organisation terroriste, et au moins une partie des Kurdes du côté syrien. Nous respectons cela, et nous considérons que c'est le droit légitime de la Turquie d'agir contre ces activités terroristes. Nous soutenons la Turquie sur ce point", a dit le porte-parole, Martin Schäfer, lors d'une conférence de presse régulière.
 
ET VOICI ERDOGAN QUI RÉVÈLE LE VÉRITABLE ENJEU DE SON COUP DE POKER DIPLOMATICO-MILITAIRE …
 
L'armée turque, soutenue par les forces de la coalition internationale antidjihadiste, a lancé une opération mercredi avant l'aube en Syrie avec des avions de combat et ses forces spéciales pour chasser le groupe Etat islamique de Jarablos, ville frontalière de la Turquie. Mais le président Recep Tayyip Erdogan a aussi annoncé que l'offensive visait le PYD (Parti de l'Union démocratique, kurde) alors même que les Etats-Unis soutenaient jusqu’à ce matin, au grand dam d'Ankara, les Kurdes, qui ont fait reculer les jihadistes sur le terrain en Syrie. Mais Erdogan vient de forcer la main à ses alliés occidentaux !
 
"Depuis 04H00 (01H00 GMT, 03H00 en Belgique), notre armée a lancé une opération contre les groupes terroristes Daech (acronyme arabe de l'EI) et le PYD (Parti de l'Union démocratique – kurde) qui menacent notre pays dans le nord de la Syrie", a déclaré Erdogan. "La Turquie ne tolérera aucun fait accompli en Syrie", a encore dit le chef de l'Etat dans un discours à Ankara. Seuls les combattants de l'EI sont présents à Jarablos, mais Ankara craint de voir les combattants kurdes arriver jusqu'à la localité proche de sa frontière.
 
DAMAS EN FUREUR CONDAMNE L'INTERVENTION TURQUE EN SYRIE …

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# EODE/ GEOPOLITIQUE/ TURQUIE / SYRIE / RUSSIE : MES ANALYSES PRECEDENTES SUR LE SOI-DISANT « RAPPROCHEMENT TURCO-RUSSE » ETAIENT LES BONNES !

CaptureHK

 

* Notamment dans le Débat de ce samedi soir sur Afrique Media TV:
Voir PCN-TV/ CHRONIQUES GEOPOLITIQUES II (3)/ 
LUC MICHEL: POURQUOI IL N’Y A PAS DE RAPPROCHEMENT DURABLE ENTRE MOSCOU ET ANKARA !
 
* L'actualité du jour les confirme :
Lire EODE THINK TANK/ 
GEOPOLITIQUE/ QUEL SOI-DISANT ‘RAPPROCHEMENT TURCO-RUSSE’ ? 
ERDOGAN REUSSIT SON COUP DE POKER OPPORTUNISTE !
 
EODE PRESS OFFICE
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# EODE THINK TANK/ GEOPOLITIQUE/ QUEL SOI-DISANT ‘RAPPROCHEMENT TURCO-RUSSE’ ? ERDOGAN REUSSIT SON COUP DE POKER OPPORTUNISTE !

EODE TT - LM erdogan poker (2016 08 24) FR (1)

Luc MICHEL pour EODE Think Tank/
GEOPOLITIQUE/ 2016 08 24/

TURQUIE – SYRIE – NORD-KURDISTAN:  
LA TURQUIE A OBTENU CE QUE VOULAIT ERDOGAN, L’ACCORD DES USA ET DE L’OTAN POUR ECRASER LES KURDES DU PYD …

Lorsque je parle de « gesticulations diplomatiques opportunistes » à propos des critiques d’Erdogan contre les USA et du soi-disant « rapprochement avec la Russie » avancée par les « géopolitologues de l’émotion immédiate » (Qui est tout sauf de la géopolitique), je défend une double thèse :

* Thèse 1. L’orientation géopolitique de la Turquie d’Erdogan, qui se veut néo-ottomane, reste et restera atlantiste, car ce projet néo-ottoman ne peut se faire au Proche-Orient et en Asie centrale que contre le projet eurasiste russe (là situation était géopolitiquement similaire à la fin de la première guerre mondiale, où Turcs pantouranistes d’Enver Pacha (1) et bolchéviques s’opposèrent au nom de deux visions géopolitiques antagonistes (2) ;

* Thèse 2. La diplomatie d’Erdogan (car c’est bien d’un pouvoir personnel qu’il s’agit) n’est ni atlantiste ni eurasiste (sic), elle est foncièrement opportuniste.

Le but de ces gesticulations était évident et Erdogan vient de l’obtenir en quelques semaines :
la Turquie vient en effet d’obtenir ce que voulait le chef de l’AKP, l’accord des USA et de l’OTAN pour écraser les kurdes du PYD sur la frontière nord de la Syrie … « Des chars turcs sont entrés en Syrie pour combattre l'EI et les milices kurdes », nous informe ce matin l’AFP !

OFFENSIVE TURQUE DANS LE NORD-SYRIEN AVEC LA BENEDICTION DE WASHINGTON QUI LACHE SES ALLIES KURDES

« L'intervention militaire de la Turquie en Syrie est une violation flagrante de la souveraineté du pays », a dénoncé mercredi le ministère syrien des Affaires étrangères, quelques heures après le début d'une opération turque à la frontière.

L'armée turque, soutenue par les forces de la coalition internationale antidjihadiste (USA, OTAN, monarchies arabes : où est le « ralliement turc à la russie » des mauvais analystes ?), a lancé une opération mercredi avant l'aube en Syrie avec des avions de combat et ses forces spéciales pour chasser le groupe Etat islamique (EI) de Jarablos, frontalière de la Turquie. Baptisée "Bouclier de l'Euphrate", l'opération a pour but de « mettre un terme aux problèmes à la frontière turque » et vise non seulement l'EI mais aussi les milices kurdes, a affirmé le président turc Recep Tayyip Erdogan. 

L’Armée turque est appuyée par des « rebelles syriens » (sans aucun doute les alliés de la Coalition liés à al-Qaida en Syrie, comme « l’Armée de la reconquête », wahabite, ex Jabat al-Nosra) ! On comprend la colère de Damas et surtout on voit ce que vaut la thèse infondée du « ralliement de la Turquie à la Russie » (resic). En fin de matinée, Ces « rebelles syriens », djihadistes pro-occidentaux, lancés contre les djihadistes de Daech et les laïques kurdes du PYD,  et soutenus par Ankara, « sont entrés à 3 km à l'intérieur du territoire syrien », a annoncé l'agence turque Anadolu.

« Une dizaine de chars turcs sont aussi entrés en Syrie et tiraient en direction de positions tenues par l'EI dans la localité syrienne de Jarablos », a constaté un photographe de l'AFP à Karkamis, petite ville turque de l'autre côté de la frontière évacuée la veille. « Depuis 04H00 (01H00 GMT, 03H00 en Belgique), notre armée a lancé une opération contre les groupes terroristes Daech (acronyme arabe de l'EI) et le PYD (Parti de l'Union démocratique – kurde) qui menacent notre pays dans le nord de la Syrie », a déclaré M. Erdogan. « La Turquie ne tolérera aucun fait accompli en Syrie », a encore dit le chef de l'Etat dans un discours à Ankara.
 
ERDOGAN REUSSIT SON COUP DE POKER 
ET ALIGNE USA ET OTAN SUR SES BUTS GEOPOLITIQUES

La Turquie considère l'EI et le PYD comme des organisations terroristes et les combat alors que son allié américain soutenait, au grand dam d'Ankara, les Kurdes, qui ont fait reculer les djihadistes sur le terrain en Syrie. Les « gesticulations diplomatiques » et le chantage envers les USA et l’OTAN (le soi-disant « rapprochement avec la Russie ») ont été payant et Erdogan s’est à nouveau montré comme un grand joueur de poker : la Coalition menée par Washington l’offensive soutient l’offensive en Syrie du Nord. Et les kurdes découvrent à leur tour ce que valent le soutien et la parole des Etats-Unis !

On attend aussi avec amusement les commentaires de la presse russe (en particulier de la presse d’état), qui s’est fait trop vite une joie du soi-disant « rapprochement de la Turquie avec la Russie », et qui voue un véritable culte aux milices kurdes ?

« Seuls les combattants de l'EI sont présents à Jarablos, mais Ankara craint de voir les combattants kurdes arriver jusqu'à la localité proche de sa frontière », commente l’AFP. Ankara avait annoncé au cours du week-end « vouloir jouer un rôle plus actif en Syrie » (sic) et cette opération est la plus ambitieuse de la Turquie depuis le début du conflit syrien il y a cinq ans et demi. « Je pense que cette menace sera éradiquée dans un court délai », a déclaré le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, laissant entrevoir une opération militaire rapide.

Symbole fort, cette offensive, soutenue par l’aviation de la Coalition et des USA, se déroule le jour où le vice-président américain Joe Biden est arrivé à Ankara où il doit rencontrer le Premier ministre Binali Yildirim, puis le président Erdogan pour des entretiens notamment sur la crise syrienne, à un moment où Erdogan pratique un chantage sans nuances.
Ce mercredi, « des F-16 turcs et des avions de la coalition ont largué des bombes sur des sites djihadistes à Jarablos, pour la première fois depuis la destruction en novembre 2015 par la chasse turque d'un avion de combat russe au-dessus de la frontière turco-syrienne », selon la télévision. La localité de 30.000 habitants – dont beaucoup de Turcomans, minorité turcophone de Syrie, sur laquelle Ankara entend s’appuyer pour intervenir – est le dernier point de passage contrôlé par l'EI à la frontière turco-syrienne.

Après avoir été longtemps accusée avec raison de complaisance à l'égard des combattants djihadistes, la Turquie affirme désormais qu'elle a pour objectif d'éradiquer l'EI, dont les attentats sanglants frappent désormais la Turquie. Mais la Turquie est surtout soucieuse d'empêcher l'avancée des Forces démocratiques syriennes (FDS) de Minbej vers Jarablos et ne veut pas que les Kurdes du PYD (l’armée du PKK en Syrie) se positionnent davantage à la frontière. Les FDS sont une alliance de combattants kurdes et de groupes armés arabes luttant contre l'EI. « Ankara voit avec anxiété toute tentative des Kurdes de Syrie de créer une unité territoriale autonome le long de sa frontière » précise les experts. Saleh Muslim, le coprésident du PYD, a vivement dénoncé l'opération sur son compte Twitter: « La Turquie dans le bourbier syrien, sera vaincue comme Daech ». C’est oublier la participation de Washington à l’opération turque actuelle …

« Après le départ d'Ahmet Davutoglu (ancien Premier ministre), l'architecte de la politique étrangère turque cette dernière décennie, Ankara a recalibré sa politique syrienne en empêchant l'avancée du PYD kurde », a estimé Soner Cagaptay, analyste pour la Turquie au Washington Institute. Ce qui revient pour Ankara à privilégier un objectif géopolitique fondamental et à lâcher ses objectifs idéologiques secondaires. Davutoglu a en fait servi de fusible. La situation en Syrie, comme la question de l'extradition de l'ex-imam Fethullah Gülen, exilé aux Etat-Unis, que les autorités turques désignent comme « le cerveau du putsch avorté du 15 juillet en Turquie » (sic), doivent figurer à l'ordre du jour des discussions du vice-président américain à Ankara. Celui-ci a entamé son passage éclair dans le pays par une visite du parlement bombardé par les putschistes.

MAIS CE N’EST PAS TOUT :
CETTE TURQUIE SOI-DISANT DEVENUE « EURASISTE » VEUT INTÉGRER L'UNION EUROPÉENNE D'ICI 2023 …

« Ankara ambitionne de rejoindre l'Union européenne d'ici 2023 », a en effet déclaré ce 19 août Selim Yenel, l'ambassadeur turc auprès de l'UE lors d'un entretien accordé au quotidien allemand DIE WELT. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a toutefois prévenu que « le pays était loin d'être prêt ». « Cette date marquera le 100e anniversaire de la fondation de la République turque, a souligné le diplomate. Ce serait une consécration pour mon pays d'en devenir membre à ce moment-là. » « Un statut de membre à part entière est très important pour la Turquie, a-t-il ajouté. A long terme, la perspective de ne pas être admis dans l'Union est inacceptable ».

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a toutefois précisé que « les négociations entre la Turquie et les États membres de l'UE devrait prendre plusieurs années » dans une interview donnée quotidien autrichien TIROLER TAGESZEITUNG jeudi dernier. Il a indiqué que « la Turquie ne devrait pas rejoindre l'UE bientôt parce que le pays ne remplit tout simplement pas les conditions. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas arrêter les négociations », a-t-il ajouté. « Nous ne sommes pas seulement en discussion avec (le président turc Recep Tayyip) Erdogan et son gouvernement, mais nous visons une solution globale qui bénéficiera au peuple turc ». L'Autriche, en tête de la Turcophobie dans l’UE, avait appelé à « la fin des négociations avec Ankara pour rejoindre l'UE en raison de l'absence de normes démocratiques » à la suite du coup d'État raté le mois dernier. Mais « la demande a été peu soutenue lors d'une rencontre des ambassadeurs de l'UE cette semaine », ont indiqué les diplomates. La Turquie est officiellement candidate à l'Union européenne depuis 1999. Mais le dossier est ouvert depuis le début des Années 80. L’UE, qui est de facto un « club chrétien » (lire les anciens présidents français Giscard d’Estaing et Sarkozy) et singulièrement catholique, lanterne Ankara depuis des décenies.

Mais ironie de l’histoire, alors que Bruxelles a toujours rejeté la Turquie kémaliste et laïque, au destin européen assumé, elle a tissé une alliance politique étroite avec Erdogan. Précisément entre les islamo-conservateurs néo-ottoman de l’AKP (proche des Frères Musulmans) et la Démocratie-chrétienne pilier fondateur de l’UE. L’AKP est en effet membre observateur … du PPE, le « Parti populaire européen » qui unit les partis démocrates-chrétiens de l’UE (CDU-CSU, CDH et CDNV belges, etc) ! Angela Merkel vient de qualifier le lien entre l'Allemagne et la Turquie de « spécial », malgré les récentes tensions entre les deux pays. « Ce qui rend la relation germano-turque si spéciale est que plus de 3 millions de personnes d'origine turque vivent en Allemagne », a-t-elle précisé au groupe médiatique REDAKTIONSNETZWERK DEUTSCHLAND. Binationaux (l’électorat étant cadenassé par le contrôle des associations turques exercé par l’AKP en alliance avec les « Loups gris » d’extrême-droite), ils y votent et sont un enjeu de politique intérieure. La situation est la même en Belgique, singulièrement en région de Bruxelles-Capitale …

… MAIS EURASISME ET UNION EUROPEENNE SONT DEUX PROJETS EUROPEENS RIVAUX ET INCOMPATIBLES A COURT TERME !

J’ai publié en décembre 2006 la première version de mes « Thèses géopolitiques sur la ‘Seconde Europe’ unifiée par Moscou » (3). Analyse révolutionnaire qui renouvelait la vision géopolitique, mais aussi idéologique, des rapports Est-Ouest entre la Russie et ses alliés, et aussi la vision de la nature géopolitique de l’Union Européenne. Idée centrale, idée-force : L’Europe ne se limite pas à l’Union européenne ! Ni même aux états qui lui sont maintenant associés, comme la Moldavie ou la Serbie. La Russie, qui a retrouvé son indépendance avec Vladimir Poutine est aussi l’Europe ! Une SECONDE EUROPE, une AUTRE EUROPE eurasiatique se dresse désormais à Moscou face à l’Europe atlantiste de Bruxelles. Depuis il y a eu le « Discours de Valdai » de Poutine lui-même (4) …

Cette analyse se situe directement dans la perspective des thèses et des analyses développées entre 1982 et 1991 par les théoriciens de l’« Ecole de Géopolitique euro-soviétique » (Thiriart-Cuadrado Costa-Luc Michel) (5) – d’où est aussi issu après 1991 le « néo-Eurasisme russe » (6) (avec bien des déviations) – , qui prônait une unification européenne d’Est en Ouest. Une Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik, déjà autour de Moscou. Mes Thèses de 2006 actualisent les analyses « euro-soviétiques » après la disparition de l’URSS. Dès 1983, j’affirmais « La Russie c’est aussi l’Europe »…

Ce long détour pour faire comprendre que le projet eurasiste (ou Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik) et l’UE (petite-europe de Bruxelles et Berlin) sont deux visions antagonistes de l’avenir du continent eurasiatique. L’UE représentant par sa sujétion aux USA va l’OTAN la trahison même du projet européiste. Aujourd’hui en 2016, on ne peut plus être à la fois partisan de l’UE et soutenir le projet néoeurasien de Moscou. Par la voix de son ambassadeur à Bruxelles la turquie d’Erdogan a fait son choix. Et ce n’est pas celui du projet russe !

LUC MICHEL / EODE THINK TANK

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NOTES ET RENVOIS :

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# EODE/ GEOPOLITICS/ THE OIL FACTOR III/ IRAN: IRAN IS TRYING TO MAKE A COMEBACK IN OIL MARKET NAFTER YEARS OF CRUSHING ECONOMIC AND FINANCIAL SANCTIONS

EODE - GEOPOL oil factor III iran (2016 08 21) ENGL

 

EODE/ 2016 08 21/
GEOPOLITICS/ with Forbes/
 
« Getting teach by the enemy is a duty and an honor »
- General Haushofer, German geopolitician
(father of the concept of « continental Bloc »).
 
* FG Energy chairman Fereidun Fesharaki said: “Iran was the second largest OPEC exporter and important. With sanctions, it lost money and became irrelevant. It becomes relevant again and becomes now number three after the Iraqis.”
 
* Iran continued its OPEC defiance on Tuesday (2016 08 16), dampening hopes of a production cut next month.
 
Iran is trying to make a comeback after years of crushing economic and financial sanctions placed against its energy sector by Western powers over Tehran’s nuclear ambitions.
Further complicating the issue, some analysts claim that the ongoing rivalry between Iran and Saudi Arabia will also keep Iran from agreeing to production cuts any time soon. Iran and Saudi Arabia are on opposing sides of a more than 1,000-year old argument at the heart of Islam – disagreements between Sunnis and Shia. This animosity has led to a power struggle in the Middle East and beyond.
 
PRESS REVIEW/ FORBES:
PRICKLY IRAN DEFIES, THEN KEEPS OPEC GUESSING
 
Excerpts :
“Iran is trying to make a comeback after years of crushing economic and financial sanctions placed against its energy sector by Western powers over Tehran’s nuclear ambitions. In January, Iran’s deal with the so-called P5+1 (the U.S., U.K., France, Germany, Russia and China) came into effect, effectively reopening international markets to hundreds of thousands of barrels of Iranian oil and returning billions of dollars in frozen oil money to Iran. However, the lifting of sanctions came at an adverse time for global oil markets which have been over supplied for more than two years mostly due to U.S. shale oil production. Prices have trended downward from $107 per barrel in July 2014 to current prices averaging in the low to mid-$40s per barrel range.
 
Iran also pledged in January to ramp up production to pre-sanction levels – a promise it’s making good on. UBS analysts Giovanni Staunovo and Dominic Schnider said at the time that “the likely increase of Iranian oil production could not have come at a more unfavorable point in time with the oil market oversupplied amid renewed economic concerns (particularly related to China) darkening the outlook for oil demand growth.” FG Energy chairman Fereidun Fesharaki said: “Iran was the second largest OPEC exporter and important. With sanctions, it lost money and became irrelevant. It becomes relevant again and becomes now number three after the Iraqis.”
 
The Islamic Republic is also battling OPEC de facto leader Saudi Arabia for oil market share not only in Europe but also in Asia which has the world’s second and third largest oil importing countries, China and Japan, respectively.
 
PRODUCTION LEVELS NOT MET YET, SAYS IRAN

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# EODE/ GEOPOLITICS/ THE OIL FACTOR II/ CHINA: CHINA NOW RIVALING THE U.S. TO BECOME THE WORLD’S LARGEST OIL IMPORTER.

EODE - GEOPOL oil factor II china (2016 08 21) ENGL

EODE/ 2016 08 21/
GEOPOLITICS/ with Forbes/
 
« Getting teach by the enemy is a duty and an honor »
- General Haushofer, German geopolitician
(father of the concept of « continental Bloc »).
 
* China’s oil imports have risen 16%, with the country now rivaling the U.S. to become the world’s largest oil importer.
 
The U.S., once the poster child of foreign oil dependence, has largely changed its energy future due to its shale oil and gas boom. Though the U.S. energy resurgence created the ongoing oil supply glut with more than two years of downward prices, it has helped stem the unprecedented transfer of U.S. wealth to foreign nations, notably Saudi Arabia and OPEC.
China's dependency on imported oil exceeded 60 percent for the first time in 2015 and is expected to rise further this year, according to an industry report released Tuesday. Actual oil consumption rose 4.4 percent last year, up 0.7 percentage points from a year earlier, bringing the proportion of net imports in total oil consumption to 60.6 percent, said a report released by the China National Petroleum Corporation (CNPC) Economics & Technology Research Institute.
 
In 2016, the oil dependency rate will go up to 62 percent and oil demand will grow 4.3 percent, as car ownership increases, urbanization advances and the state boosts oil reserves, said Qian Xingkun, deputy head of the institute. China is one of the world's largest oil buyers. But as its economy slows, its appetite for energy is shrinking too. Report put China's annual energy consumption at 4.2 billion tonnes of standard coal last year, falling 0.5 percent year on year, the first drop in 30 years. The report forecast global oil prices would stay low due to plenty of supply and lackluster economic growth.
 
PRESS REVIEW/ FORBES:
CHINA'S THIRST FOR OIL SPELLS TROUBLING NEWS FOR BEIJING

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# EODE/ GEOPOLITICS/ THE OIL FACTOR I/ RUSSIA: SANCTIONS AS A LETHAL WEAPON AGAINST RUSSIA …

EODE - GEOPOL oil factor I  russia (2016 08 21) ENGL

EODE/ 2016 08 21/
GEOPOLITICS/ with Forbes/
 
« Getting teach by the enemy is a duty and an honor »
- General Haushofer, German geopolitician
(father of the concept of « continental Bloc »).
 
* Russia is one of two major oil producing countries to have felt the brunt of Western economic sanctions.
 
* How long will sanctions remain in place? 
That depends on who you ask and on Russia’s future geopolitical developments …
 
Russia is one of two major oil producing countries to have felt the brunt of Western economic sanctions. Iran, who suffered for years under Western sanctions due to Tehran’s nuclear ambitions, emerged from sanctions in January, but not unscathed. Years of crippling sanctions took a toll on the Islamic Republic’s finances, a situation that the country is still trying to recover from as it continues to ramp up oil production in an effort to reach pre-sanction output levels of 4 million barrels per day (bpd).
 
PRESS REVIEW/ FORBES:
PROLONGED SANCTIONS RIP INTO RUSSIA, CAUSING ANGST FOR PUTIN

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# EODE/ GEOPOLITIQUE/ DEPUIS LA CRISE CRIMEENNE EN FEVRIER-MARS 2014 LA RUSSIE EST DE RETOUR !

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EODE/ 2016 08 20/
GEOPOLITIQUE/
Avec Francetv info/
 
La Crimée est russe depuis mars 2014, du moins pour le Kremlin. Vladimir Poutine avait annoncé, le 18 mars, le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie. Le président russe a alors profité des hésitations des Occidentaux : Européens et Américains avancent en ordre dispersé face aux décisions russes.
 
Retour sur un tournant géopolitique, que Luc MICHEL avait alors analysé comme « une révolution géopolitique » …
 
RELIRE L’INTERVIEW DE L’EXPERT ALBAN MIKOCZY
SUR FRANCE TÉLÉVISIONS (2014 03 18) :
 
Pour Alban Mikoczy, correspondant à Moscou de France Télévisions, Poutine veut marquer le retour de la puissance russe sur la scène internationale.
 
Extrait :
Francetv info : le maître du Kremlin a accéléré ses projets de rattachement de la Crimée. A qui s'adresse Vladimir Poutine : aux Russes ou aux Occidentaux, pour leur montrer que la Russie est redevenue une grande puissance ?
 
Alban Mikoczy : Vladimir Poutine a les deux objectifs en ligne de mire. Effectivement, avec 70% d'opinions favorables en Russie, il jouit d'une cote de popularité qu'il n'avait plus obtenue depuis la fin de son tout premier mandat. En jouant sur la fibre patriotique très forte ici, il a rassemblé les Russes derrière lui et fait oublier l'absence de plus en plus flagrante de liberté d'expression dans le pays. C'est évidemment un objectif. Mais il me semble que cette intégration express de la Crimée contient surtout un message au reste du monde : "la Russie est de retour". Dans son message de presque une heure devant le Conseil de la Fédération, réuni au Kremlin, le président russe s'est livré à un plaidoyer très construit de ce qu'il faut bien appeler une annexion, même si les Russes préfèrent parler d'un "retour à la maison".
 
En substance, il conteste l'ordre mondial qui serait, selon lui, "dicté par l'Occident en fonction de ses propres intérêts". En mélangeant tout à la fois, la réunification allemande [en 1990], le référendum au Kosovo [en 1991] et le bombardement de Belgrade [en 1999], il a voulu affirmer que les Occidentaux s'arrogeaient le droit de décider ce qui était juste et ce qui ne l'était pas… Selon lui, cette période doit s'achever. Et l'affaire de la Crimée plaide en ce sens.
 
Francetv info : Que cherche Vladimir Poutine ? Ecrire sa propre histoire?

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# EODE/ OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS/ DC LEAK EXPOSES TOP CLINTON DONOR GEORGE SOROS MANIPULATING ELECTIONS

George Soros Speaks About The Euro

EODE/ 2016 08 20:
OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS/
 
Billionaire investor buys access to high-powered Democrats !
One of Hillary Clinton’s biggest donors, billionaire George Soros, has been exposed in a massive hack for manipulating elections in Europe via his non-government organizations. DC Leaks revealed more than 2,500 files from Soros’ groups, most notably the Open Society Foundations. The leaks are especially concerning for Americans given Soros’ close relationship to former Secretary of State Clinton.
 
So far this election cycle, the billionaire investor has donated over $25 million to Clinton and other Democratic Party members, with more expected before November. Soros has also funded Media Matters, founded by David Brock, who operates on behalf of Clinton in several dubious capacities—like running the Correct the Record SuperPAC, which hires Internet trolls to spread pro-Clinton ideologies on the Internet. Soros has been a major donor to the think tank Center for American Progress, founded by Clinton’s campaign manager, John Podesta. The organization also runs the pro-Clinton media outlet ThinkProgress.com.
 
The troubling ties between Soros and Clinton extend to her tenure as secretary of state. An email released by Wikileaks revealed that, in 2011, Soros instructed Clinton to intervene in Albanian politics—advice she acted upon. Soros directly benefited from Clinton pushing for the 2011 Panama Free Trade Agreement, as several of Soros’ holdings were implicated in the recent scandal there. That deal opened up the country for billionaires and millionaires to exploit as a tax haven, which was exposed in the Panama Papers leak earlier this year.
 
Soros developed an ominous reputation as a greedy billionaire in the early 1990s, when he single-handedly caused an economic crisis in England by betting against the British Pound. The investment, dubbed “Black Wednesday,” made Soros over a billion dollars at the expense of Britain’s economy. In 1998, Malaysia’s prime minister attacked Soros for inciting negative influences on the country’s economy through currency speculation. Clinton’s running mate, Sen. Tim Kaine, reportedly had a private dinner with Soros’ son Alexander recently, who has also been known to have unfettered access to high-profile Democrats.
 
In their coronation of Clinton, the Democratic Party maintained that the massive amounts of money being pumped into their candidate’s campaign wouldn’t affect her at all. The connection between Clinton, who has embraced SuperPACs and large donations from wealthy and corporate donors, and the influence these donations have provided them in the State Department are well documented.
 
If elected president, Clinton will continue exchanging favors and access to her big-ticket donors, as she courts their interests over those of everyday Americans. Soros’ access to Clinton and the Democratic Party leadership is well documented, as are his interests and concerns receiving special consideration. Democracy has devolved into a system that works only for millionaires and billionaires with the money and desire to assert their own voices in government with big campaign contributions, simultaneously silencing the voice of every American voter.
 
* See on :
DC Leak Exposes Top Clinton Donor George Soros Manipulating Elections
 
EODE/ OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS
 
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# EODE/ OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS/ LEAKED MEMO SHOWS GEORGE SOROS WORKED TO PUSH GREECE TO SUPPORT UKRAINE COUP, PAINT RUSSIA AS ENEMY

Ukraine-and-Europe-greece-carras-tsimitakis-greece-ukraine-mar-2015
EODE/ 2018 08 20/
OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS/
 
Leaked documents show that George Soros was active in mapping out the Greek media landscape with generous grants, so as to further the Ukraine coup.
Last week we reported on the DC Leaks hack of what was over 2,500 documents detailing how George Soros and his NGOs influence world leaders, drive foreign policy, and help to create unrest in sovereign nations, that many times leads to chaos and civil war.
 
FOCUS FOR GEORGE SOROS AND HIS NGOS IS UKRAINE
 
One country of particular focus for George Soros and his NGOs is Ukraine.
It is now accepted fact that Soros was deeply involved in the Maiden protests in 2014 and the violent coup, that saw a democratically elected government overthrown in the name of “EU values”.
 
What is even more troubling, as revealed by the DC Leaks hack, is how Soros and his network of “non-profit organisations” worked to lobby EU member states into not only buying his Ukraine “Maidan” narrative, but to also disavow any ties and support for Russia.
Leaked documents show that George Soros was active in mapping out the Greek media landscape with generous grants, so as to further his Ukraine project, while also using his deep pockets to get Greek media to turn against the Russian Federation…in what can only be described as a well-funded and orchestrated smear campaign.
 
In one document entitled: “Open Society Initiative For Europe (OSIFE). Mapping the Ukrainian debate in Greece” (Ukraine and Europe-greece-tor ukraine debate mapping  greece.docx), Soros offers a consultant a remuneration of $6,500 (gross) for “at least 15 full working days in carrying out this task” plus all expenses paid.
 
The aim of this task:
 
The consultant is expected to chart the main players in the Greek debate on Ukraine, outline the key arguments and their evolution in the past 18 months. Specifically, the report will
take stock of any existing polling evidence
provide a ‘who is who?’ with information about at least
 
– 6 newspapers,
– 10 audiovisual outlets (TV and radio),
– 6 internet sites,
– About 50 opinion leaders and trends in social networks[1].
 
Categorize the main strains of discussion and eventually identify different sides / camps of the discussion.
Provide a brief account of how Russia has tried to influence the Greek debate on Ukraine through domestic actors and outlets
Include a section with recommendations on
– What are the spaces OSF should engage and would most likely to have impact?
– What are the voices (of reason or doubt) that should be amplified?
Open Society Initiative For Europe (OSIFE) selected Iannis Carras for the Greek media mapping grant. The justification why he was chosen…
 
PLAN IN DETAIL FOR PUSHING SOROS’ UKRAINE AGENDA IN GREECE
 
All contracts were for the same amount. We needed to find highly specialized researchers to map the debate on Ukraine in Europe, therefore we identified a shortlist of candidates in consultation with colleagues in the Think Tank Fund, OSEPI and in consultation with members of the OSIFE board and chose the most qualified who could produce the report in the time allowed. In the case of Greece we agreed that Iannis Carras, an economic and social historian of Balkan and Russian relations with expert knowledge of Greece’s NGOs and social movements, was the best suited to the task.
What is even more interesting is not the grant from OSIFE, but a letter from grant winner Carras to a person named Mathew (another Greek speaker???), outlining his plan in detail for pushing Soros’ Ukraine agenda in Greece.
 
Of significance is how Carras tells Mathew about Greek society’s overall suspicion of The Open Society after the roll in played in seeding unrest in Yugoslavia. Carras even tells Mathew to not mention The Open Society in Greece.
 
“Do you want your name to appear alongside mine on the paper?  Do make comments on all of the below.
In general, and at your discretion, do not say you are doing this for Open Society because it is likely to close down doors. There’s a lot of suspicion about Open Society in Greece, mainly because of its positions vis-à-vis the former Yugoslavia. As I am simultaneously writing an article for Aspen Review Eastern Europe that can be used as the organisation for which research like this is taking place.”
 
Carras then goes on to outline his approach in manipulating Greek society, covering topics such as:
 
1.     Media.
2.     Political parties and think tanks
3.     Opinion polls.
4.     Business relations.
5.     Religious and cultural ties.
6.     Migration and diaspora.
7.     Greece and Ukraine in the context of Greece’s economic crisis.
8.     Greece, Ukraine and the Cyprus issue.
9.     Names and brief description of significant actors: a ‘who is who?’ with information on at least 50 opinion leaders
 
GREECE – RUSSIA – UKRAINE
 
Carras notes how Russia has much goodwill in Greece, exercising “signifiant soft power”.  Carras notes that Greece is, at this moment, a weak player in the Ukraine debate and the Greek Foreign Minister Kotzias realises this.
 
Summary: I am working on the hypotheses largely born out by the interviews carried out so far that Russia has significant soft power in Greece though this does not easily convert into hard power (e.g. vetoing EU sanctions).Greeks are basically not very interested in Ukraine and the crisis there. They reflect and understand that conflict through their own economic crisis and their relations with Europe (nowadays primarily Europe and not US). To the extent that relations with Europe remain the focus and do not go off the rails, Greece will bark but will not bite. If they improve, Greece might not even bark (as can be seen with Greece’s policy on Israel, Kotzias can be very much a realist).
 
Carras does warn that should Greece’s economic situation deteriorate further, than Greece may very well look to Russia for support, and this has implications on the Ukraine plan.
If they deteriorate however, Greece will be looking to Russia for increased support and will alter its Ukraine policies accordingly. Do you agree with these hypotheses? Can you find confirmation for or against them in the media outlets examined?
Carras places extra emphasis on influencing the media in Greece, citing various large news outlets that the Soros NGO can target, including approaching left wing and right wing blogs.
 
This is the bulk of the work (we have to think about how to divide the work up). We have to provide a ‘who is who?’ with information about at least 6 newspapers, 10 audio-visual outlets (TV and radio) and 6 internet sites. Some of these will be obvious, but, even in these cases, change over time (at least eighteen months) is an important consideration. Here are some suggestions for newspapers: Kathimerini, Avgi, Ta Nea, Vima, Efymerida Syntakton, Eleutherotypia, Proto Thema, Rizospastis? etc. What else? Protagon? Athens Review of Books? (info on Kotzias). As for TV, we’ll just do the main ones. What about left wing blogs? What about commercial radio stations? I think we should cover Aristera sta FM. Sky. What else? Anything from the nationalist and far right? My choice would be Ardin (already looking at this) which at least tries to be serious. Patria is even more unsavoury. I’ll deal with the religious web sites in the culture and religion appendix. I think we should interview Kostas Nisenko (http://www.kathimerini.gr/757296/article/epikairothta/kosmos/viaih-epi8esh-kata-toy-antapokrith-ths-ka8hmerinhs-sthn-krimaia) and Kostas Geropoulos of New Europe to get into the issues involved… not at all sure though that it’s advisable to talk to the Russia correspondents Thanasis Avgerinos, Dimitris Liatsos, Achileas Patsoukas etc. (I know all of them). Also if we come across articles with interesting information on any one of the topics, we should mail them to one another.
 
INFLUENCING GREEK POLITICAL PARTIES
 
Attention is placed on influencing political parties. Carras sees this as a more difficult task, as parties in Greece would not be warm towards turning their back on Russia.
 
Who if anyone deals with Russia / Ukraine within each of the political parties?
How important are political parties in formulating policies? (my hunch is totally unimportant). I must admit I have little idea of how to proceed with this one, but I have written to the academic Vassilis Petsinis and I hope I’ll get to skype with him soon. Think-tanks are easier, and, I think, more important. I have already interviewed Thanos Dokos (director Greek foreign policy institute, ELIAMEP) in person.
 
Carras notes how he has approached various religious leaders, academics and actors, to gauge a sense of how deep Russia’s influence and “soft power” runs in Greek society and culture.
 
So far I have interviewed by telephone Metropolitan John of Pergamum (one of the top figures in the inner circle of the Istanbul based Ecumenical Patriarchate). I have read Metropolitan Nektarios of the Argolid’s recent book (2014), “Two bullets for Donetsk”. I have tried but so far not succeeded in contacting Metropolitan Nektarios himself, and have started work on two of the main religious news websites romfea.gr and amen.gr .
With respect to culture I intend to contact Georgos Livathinos, leading director of Russian and other plays and Lydia Koniordou, actress. Also the management of the Onassis Centre, particularly Afroditi Panagiotakou, the executive vice-director who is quite knowledgeable in this field having travelled to both Ukraine and Russia.
 
In 2016 Greece and Russia will be hosting each other as the focus of cultural events in the two respective countries. I will be looking to understand the extent to which Russia’s unparalleled cultural soft-power might translate into Greek policy making.
Greek military is the final point of influence, with Carras interviewing Ambassadors and policy decision makers.
 
FOREIGN POLICY AND THE GREEK MILITARY

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# EODE/ OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS/ EN ESPAGNE LES RESEAUX SORÖS FONT LA CHASSE AUX PRO-RUSSES

soros

* Lire sur MARX21.IT :

In Spagna, la Fondazione Soros redige una vera e propria lista di proscrizione

http://www.marx21.it/index.php/internazionale/pace-e-guerra/27125-in-spagna-la-fondazione-soros-redige-una-vera-e-propria-lista-di-proscrizione-

 

EODE/ OBSERVATORY OF COLOR REVOLUTIONS

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