# EODE PRESS OFFICE/ VERBATIM/ NTERVENTION DE POUTINE AU CLUB VALDAI : VERS LA FIN DU MONDE UNIPOLAIRE

EODE PO - Poutine a Valdai (2014 10 24) FR 1

EODE Press Office avec RIA Novosti/

2014 10 24/

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Vladimir Poutine, ce vendredi à Sotchi, lors de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï (*) :

L'UNIPOLARITE A OUVERT LA VOIE AUX MANIFESTATIONS DE LA VANITE NATIONALE

« L'unipolarité a ouvert la voie aux manifestations de la vanité nationale pour imposer la volonté du fort, c'est, au fond, l'apologie de la dictature », a déclaré le président de Russie Vladimir Poutine.

« Le moment d'unipolarité a démontré d'une façon convaincante qu'accroître la domination d'un centre de force ne conduit pas à une meilleure gestion des processus mondiaux. Dans le même temps elle (l'unipolarité) a ouvert la voie aux manifestations de la vanité nationale, à la manipulation de l'opinion publique, à une répression grossière de la volonté du faible par la volonté du fort. Car au fond le monde unipolaire est l'apologie de la dictature sur les gens et sur les pays », a dit Vladimir Poutine.

LES ÉTATS-UNIS PEUVENT FAIRE JOUER « LE ROLE DE L’URSS » A L’IRAN, LA CHINE OU LA RUSSIE

Pour les Etats-Unis, cela importe peu qui va jouer « le rôle de l’URSS » – l’Iran, la Chine, ou la Russie. Ce pays essaie constamment de diviser le monde et former une image d’un pays ennemi, a indiqué le président russe Vladimir Poutine.

« Peu importe qui a le « rôle de l’URSS », la place de l’adversaire principal, dans la propagande américaine. Cela peut être l’Iran, le pays qui développe ses propres technologies nucléaires, la Chine, la première économie mondiale, ou la Russie, une superpuissance nucléaire », a indiqué Poutine lors de la de la conférence du Club international de discussion Valdaï.

Selon Poutine, on voit actuellement de nouvelles tentatives de « fracturer le monde ».

« (Nous les voyons entreprendre) des tentatives de dessiner des lignes de démarcation, de créer des coalitions d’après le principe du « contre » et non pas le principe du « pour », et former à nouveau l’image de l’ennemi, comme ce fut le cas pendant la Guerre Froide. Et en même temps de tenter d’obtenir le droit d’être le leader, ou d’avoir le droit de diktat, si vous voulez », a déclaré le président russe.

LE SYSTEME DE SECURITE MONDIALE A BOUT DE SOUFFLE

Le système de sécurité mondiale et régionale est sérieusement affaibli et morcelé, a estimé vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"Il n'y a, malheureusement, plus de garanties ni de certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit capable de nous épargner des bouleversements. Ce système est sérieusement affaibli, morcelé et déformé. Les institutions internationales et régionales de coopération politique, économique et culturelle traversent une période difficile", a déclaré le chef de l'Etat à Sotchi.

LES SANCTIONS SAPENT LES FONDEMENTS DU COMMERCE INTERNATIONAL

Les sanctions sapent les fondements du commerce international et les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine lors de la séance plénière finale du club de discussion international Valdaï à Sotchi.

"Les sanctions sapent les fondements du commerce international, les règles de l'OMC, le caractère immuable de la propriété privée et le modèle libéral de la mondialisation reposant sur le marché, la liberté et la concurrence. Le modèle dont les pays occidentaux sont les principaux bénéficiaires. A présent, ils risquent de perdre la confiance en tant que leaders de la mondialisation. Etait-ce nécessaire?", a indiqué M.Poutine.

Il a rappelé que le bien-être des Etats-Unis dépendait beaucoup de la confiance des investisseurs, des détenteurs étrangers de dollars et de bons du Trésor américain.

L'OCCIDENT AUX PRISES AVEC LES CONSEQUENCES DE SA POLITIQUE

L'Occident donne l'impression d'être en perpétuelle lutte contre les résultats de sa propre politique, qu'il paie au prix fort, a estimé vendredi le président russe Vladimir Poutine.

"On a parfois l'impression que nos collègues et amis ne cessent de lutter contre les résultats de leur propre politique. Ils lancent toute leur puissance pour éliminer les risques qu'ils créent eux-mêmes, en le payant de plus en plus cher"

WASHINGTON JUGE INUTILE DE REFORMER LES RELATIONS INTERNATIONALES

Le système des relations internationale avait besoin d'être repensé, mais les Etats-Unis, qui se sont proclamés vainqueurs de la guerre froide, n'ont pas jugé nécessaire de lancer une réforme, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"Il fallait procéder à une reconstruction raisonnable, adapter le système des relations internationales à une nouvelle situation. Mais les Etats-Unis, qui se sont proclamés vainqueurs de la guerre froide, ce que je trouve assez présomptueux de leur part, ont estimé qu'aucune réforme n'était nécessaire", a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï.

Selon le président, les actions entreprises à l'époque ont aggravé le déséquilibre des forces sur la scène internationale au lieu de garantir la stabilité dans le monde.

LA RUSSIE N'ATTENTE PAS A LA SOUVERAINETE DE SES VOISINS

Les affirmations selon lesquelles la Russie cherche à rétablir un "empire" et attente à la souveraineté de ses voisins sont complètement infondées, a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine dans une intervention devant les membres du club de discussion Valdaï.

"Les affirmations selon lesquelles la Russie attente à la souveraineté de ses voisins sont dépourvues de fondement. Je tiens à souligner que la Russie ne réclame pas de place exclusive dans le monde", a indiqué le président. "Tout en reconnaissant les intérêts d'autrui, nous voulons que nos intérêts soient également pris en compte", a affirmé le chef de l'Etat russe.

LES USA MENACENT LE SYSTEME DE CONTROLE DES ARMEMENTS

Les actions des Etats-Unis risquent de provoquer la destruction du système de contrôle des armements, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"La destruction système actuel des traités sur la limitation et le contrôle des armements est tout à fait possible et ce sont les Etats-Unis qui ont lancé ce processus dangereux en se retirant unilatéralement du Traité sur la limitation des systèmes antimissiles balistiques (Traité ABM) en 2002", a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï.

Les Etats-Unis "ont ensuite procédé à la création de leur système global de défense antimissile. Chers amis et collègues, je tiens à attirer votre attention sur le fait que ce n'est pas la Russie qui a initié ce processus", a noté M.Poutine.

"Nous revenons à l'époque où seule la peur, +l'équilibre de la destruction réciproque+, et non l'équilibre des intérêts et des garanties réciproques, retient les pays de s'engager dans une confrontation directe", a-t-il conclu.

DES "ENGAGEMENTS MUTUELS" POUR EVITER L'ANARCHIE MONDIALE

Il est nécessaire de créer un système explicite d'engagements mutuels, sans quoi les signes d'anarchie mondiale seront de plus en plus manifestes, a prévenu vendredi le président russe Vladimir Poutine.

"Si nous ne mettons pas en place un système explicite d'engagements et d'accords mutuels et si nous ne formons pas de mécanismes de règlement des crises, les signes d'anarchie mondiale ne manqueront pas de s'affirmer", a déclaré le chef de l'Etat lors de la séance plénière finale du club de discussion international Valdaï à Sotchi.

LES DEMARCHES IRREFLECHIES MENACENT L'ORDRE MONDIAL

Il faut éviter les démarches irréfléchies dans la politique internationale, sans quoi les crises actuelles constitueront un prélude à l'effondrement de l'ordre mondial, a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine dans une intervention devant les membres du club de discussion Valdaï.

"Nous sommes parfaitement conscients que le monde s'est engagé dans une époque de changements et de mutations profondes, époque où nous devons tous faire preuve d'un degré élevé de prudence et d'une capacité à éviter les démarches irréfléchies. Au cours des années écoulées depuis la guerre froide, les acteurs politiques internationaux ont quelque peu perdu ces qualités. Il est aujourd'hui nécessaire de s'en souvenir, sans quoi l'espoir d'un développement pacifique durable sera une illusion dangereuse et les bouleversements actuels constitueront un prélude à l'effondrement de l'ordre mondial", a déclaré le chef de l'Etat russe.

ARSENAUX NUCLEAIRES: POURSUIVRE LE DIALOGUE

La Russie appelle à poursuivre les entretiens sur la réduction des arsenaux nucléaires, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"Nous souhaitons poursuivre les entretiens. Nous insistons sur des entretiens sur la réduction des arsenaux nucléaires. Moins d'armes nucléaires il y a dans le monde, mieux c'est. Nous sommes prêts à une discussion sérieuse et substantielle sur le désarmement nucléaire", a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï. Il a appelé à renoncer à la politique du deux poids deux mesures.

V.V. Poutine a rappelé que de nombreuses armes de précision modernes ont déjà "des performances comparables à celles des armes de destruction massive". "Si on renonce complètement au potentiel nucléaire, les pays qui créent et produisent des armes de précision bénéficieront d'un avantage militaire évident. Cela détruira l'équilibre stratégique et risque de déstabiliser la situation. On sera tenté de porter la première frappe de neutralisation. Bref, les risques ne font que s'accroître", a noté le président russe.

LA RUSSIE EXIGE LE RESPECT DE SES INTERETS

La Russie ne prétend pas au leadership mondial, mais veut que ses intérêts soient respectés, a déclaré vendredi le président russe Vladimir Poutine devant les membres du club de discussion international Valdaï.

"La Russie ne prétend à aucun leadership mondial. La thèse selon laquelle la Russie prétend à l'exclusivité est complètement fausse", a indiqué le chef de l'Etat russe.

"Nous ne réclamons pas de place particulière au soleil, mais estimons que tous les participants de la communication internationale doivent respecter les intérêts mutuels. Nous sommes prêts à respecter les intérêts de nos partenaires et comptons sur une attitude tout aussi respectueuse envers nos propres intérêts", a affirmé Vladimir Poutine.

LE RISQUE CROISSANT DE CONFLITS ENTRE GRANDES PUISSANCES

L'éventualité qu'une série de conflits impliquant des grandes puissances éclate a brusquement augmenté, a signalé vendredi lors d'une rencontre à Sotchi avec les participants au Club de discussion international Valdaï.

"Aujourd'hui déjà, l'éventualité de toute une série de conflits impliquant directement ou indirectement des grandes puissances a augmenté en flèche. Non seulement des contradictions traditionnelles entre Etats, mais aussi l'instabilité intérieure de certains pays constituent un facteur de risque", a déclaré le chef de l'Etat.

Et d'ajouter que cela concernait particulièrement les pays situés à la jonction d'intérêts géopolitiques des grandes puissances ou à la frontière des continents culturels, historiques, économiques ou civilisationnels.

"L'Ukraine est un exemple de ce genre de conflits qui se répercutent sur le rapport de forces dans le monde, et je pense qu'il (ce conflit, ndlr) n'est pas le dernier, loin de là!", a conclu Vladimir Poutine.

UKRAINE: ARRETER LA GUERRE IMMEDIATEMENT

Il est capital pour l'Ukraine d'arrêter immédiatement la guerre, après quoi on pourra envisager un dialogue, a indiqué vendredi le président russe Vladimir Poutine.

"Le principal est d'arrêter la guerre immédiatement", a déclaré le chef de l'Etat.

Et d'ajouter qu'on ne pourrait parler de reprise du dialogue entre Kiev et le Donbass qu'après la fin de la guerre.

NDLR : Les autorités ukrainiennes mènent depuis avril dernier une opération militaire d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au coup d'Etat de février. Selon l'Onu, les hostilités ont fait plus de 3.700 morts et plus de 9.000 blessés parmi les civils.

Le 5 septembre, les représentants de Kiev et les dirigeants des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont signé un accord de cessez-le-feu à Minsk, avec la médiation de la Russie et de l'OSCE.

Le 19 septembre, les parties ont également signé un mémorandum de paix stipulant l'arrêt de l'usage des armes, le retrait de 15 km des pièces d'artillerie lourdes depuis leur "ligne de contact", la création d'une zone de sécurité de 30 km dans l'est de l'Ukraine interdisant aux avions de combat et aux drones de survoler la zone de sécurité et prévoyant le départ des mercenaires étrangers des deux camps.

L'application de ces accords se heurte à des difficultés, car les échanges de tirs se poursuivent sur le terrain. Les autorités de Kiev continuent d'employer des armes lourdes, détruisant ainsi les infrastructures économiques et sociales de la région.

UKRAINE: MOSCOU A AIDE IANOUKOVITCH A FUIR

Moscou a aidé le président Viktor Ianoukovitch à se réfugier en Crimée après le coup d'Etat à Kiev, avant de le transférer en Russie à sa demande, a annoncé vendredi le président russe Vladimir Poutine dans son intervention devant les membres du club de discussion international Valdaï.

"Je ne vous cacherai pas que nous l'avons aidé à se réfugier en Crimée, où il a passé plusieurs jours. A cette époque, la Crimée faisait encore partie de l'Ukraine, mais puisque les événements à Kiev évoluaient très vite et de manière tumultueuse, il n'avait aucun intérêt à rentrer à Kiev", a raconté M. Poutine lors de la dernière réunion du club.

Selon lui, il était extrêmement dangereux pour Viktor Ianoukovitch de revenir à Kiev, où les putschistes tuaient des activistes du Parti des régions restés fidèles à l'ancien président ukrainien.

"L'opinion publique ne le sait pas, mais des meurtres ont été perpétrés à Kiev et des personnes ont été brûlées vives. Un groupe de nationalistes est entré dans un bureau du Parti des régions, a saisi des membres du personnel technique et les a tués avant de brûler leurs corps dans un sous-sol", a affirmé M. Poutine.

D'après lui, dans ce contexte, Viktor Ianoukovitch a demandé à être transféré en Russie.

"C'est ce que nous avons fait", a indiqué le président russe.

En voyant l'évolution des événements, les habitants de la Crimée ont demandé à la Russie de les aider à organiser un référendum.

Ce dernier s'est déroulé en bonne et due forme. Près de 97% des participants au scrutin ont voté pour l'adhésion de la péninsule à la Fédération de Russie.

POUTINE PRONE UN ESPACE ECONOMIQUE "DE L'ATLANTIQUE AU PACIFIQUE"

L'UE et l'Union économique eurasiatique (UEEA) devraient mener un dialogue sur la création d'un espace économique unique s'étendant de l'Atlantique au Pacifique, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"Nous saluerions le lancement d'un dialogue substantiel entre l'Union eurasiatique et l'Union européenne qu'on nous a toujours refusé. Et je ne comprends pas pourquoi, où est le problème?", a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï.

L'Union économique eurasiatique (UEEA) réunira à partir du 1er janvier 2015 la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan, qui possèdent déjà un territoire douanier commun (Union douanière). Sa mise en place achèvera la création d'un grand marché commun de 170 millions d'habitants dans l'espace de la Communauté des Etats Indépendants (CEI).

"Nous croyons qu'il faut discuter de la création d'un espace unique de coopération économique et culturelle, s'étendant de l'Atlantique au Pacifique. J'en ai parlé à plusieurs reprises et beaucoup de nos partenaires occidentaux, notamment européens, ont appuyé cette idée", a ajouté le président russe.

POUTINE N'A "JAMAIS" MIS EN DOUTE LA SOUVERAINETE DE L'UKRAINE

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi à Sotchi n'avoir jamais mis en doute la souveraineté de l'Ukraine.

"Quant à ma position sur l'Ukraine, en tant qu'Etat souverain, je n'ai jamais mis en doute que l'Ukraine est un Etat européen souverain et moderne. Or, il en va autrement pour l'histoire de la formation de l'Ukraine dans ses frontières actuelles, qui a été un processus assez compliqué", a indiqué le chef de l'Etat lors de la séance plénière finale du Club de discussion international Valdaï à Sotchi.

Et de rappeler que le terme Novorossiya (nom donné actuellement aux régions insurgées de l'est ukrainien) était un nom historique désignant une région ayant pour capitale la ville russe de Novorossisk.

NDLR : Refusant de reconnaître les autorités arrivées au pouvoir à Kiev suite au coup d'Etat de février 2014, de nombreux habitants du sud-est de l'Ukraine ont réclamé la fédéralisation de l'Ukraine avant de proclamer l'indépendance de leurs régions par rapport à Kiev. En avril dernier, les régions de Donetsk et de Lougansk ont proclamé des "républiques populaires" avant de former l'union de Novorossiya. Kiev, qui ne reconnaît pas les deux républiques autoproclamées, mène une opération militaire d'envergure dans l'est de l'Ukraine depuis la mi-avril. Le 5 septembre dernier, Kiev et les insurgés ont adopté un cessez-le-feu.

SYRIE/LIBYE : LA POLITIQUE US DECONNECTEE DE LA REALITE

La politique américaine en Syrie et en Libye est déconnectée de la réalité, a déclaré vendredi à Sotchi le président russe Vladimir Poutine.

"Je considère qu'il s'agit d'une politique absolument irréfléchie, non professionnelle et déconnectée de la réalité", a indiqué M.Poutine de la séance plénière finale de la 11e réunion du Club de discussion international Valdaï.

Selon lui, les Etats-Unis ont armé l'opposition en Libye et en Syrie sans réfléchir aux conséquences. "Ils croyaient nécessaire de soutenir l'opposition démocratique civilisée en Syrie. Ils l'ont soutenue et armée et puis la moitié des combattants de l'opposition sont passés à l'EIIL. Ne pouvait-on pas y réfléchir à l'avance?", s'est interrogé M.Poutine.

Moscou est hostile à cette politique de Washington. "Nous considérons qu'elle est erronée et qu'elle nuit à tout le monde, y compris aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.

NDLR : Le groupe terroriste Etat islamique (EI), appelé autrefois l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sévissait au départ principalement en Syrie où il combattait les troupes gouvernementales. Il y a quelques mois, cette organisation liée à Al-Qaïda a intensifié ses activités en Irak. Les activités de l'EI ont provoqué des milliers de morts civiles et l'exode des centaines de milliers de réfugiés. Plusieurs milliers de personnes sont détenues en otages.

Une situation très tendue persiste en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Le pays demeure le théâtre d'hostilités entretenues par de nombreuses formations paramilitaires organisées selon le principe territorial ou tribal. Ces groupes sont parfois mieux équipés et armés que la police et se substituent même à cette dernière dans certaines régions du pays.

LE MONDE A BESOIN D’UN NOUVEAU CONSENSUS DES FORCES RESPONSABLES

Le président Poutine est sûr que le monde a besoin « d’un nouveau consensus des forces responsables ». Il faut commencer à s’entendre sur les principes et gérer en commun les risques. L’anarchie ne fera que se généraliser si un système cohérent des engagements mutuels n’est pas mis en place, a souligné le leader russe en intervenant devant les participants du club de discussion Valdaï.

Selon Vladimir Poutine, les États-Unis tentent de réanimer le schéma de gouvernance du monde du temps de la « guerre froide » mais ces tentatives font juste le contraire.

« La guerre froide » est finie… mais il s’en est suivie une pagaille », dit Poutine et ajoute que la structure « monopolaire » du monde s’est avérée incapable de faire face aux vraies menaces comme les conflits régionaux, le terrorisme, le trafic de drogues, le fanatisme religieux, le chauvinisme et le néonazisme. Elle avait au contraire démontré que « la domination accrue d’un seul centre de pouvoir n’a pas permis de mieux contrôler les processus globaux. La structure monopolaire a ouvert la voie aux manifestations de la présomption nationale, à la manipulation de l’opinion publique et à la suprématie du plus fort », a conclu Poutine.

LA FIN DU MONDE UNIPOLAIRE

Finalement, le monde unipolaire a créé des problèmes pour l’Amérique elle-même qui si bien que les États-Unis s’efforcent maintenant de recréer « une sorte de monde quasi-bipolaire » comme modèle qui convient le mieux pour maintenir le leadership américain. De plus, estime Poutine, peu importe qui prendre dans la propagande américaine la place « du centre du mal » occupée dans le temps par l’URSS : cela pourrait être l’Iran, la Chine ou la Russie. « Nous sommes à nouveau témoins des tentatives de morceler le monde, de tracer les lignes de démarcations de forger des coalitions pour accentuer la confrontation et créer l’image d’ennemi, fait valoir le leader russe.

« C’est le début de la période des divergences d’interprétation et des réticences quand la légitimité de tel ou tel régime est fonction de sa loyauté ». Selon Vladimir Poutine, « nous assistons à la probabilité accrue de conflits aigus avec la participation au moins indirecte des grandes puissances ». De plus, le risque s’associe désormais non seulement aux contradictions interétatiques traditionnelles mais encore à l’instabilité intérieure surtout dans le cas des pays situés au carrefour des intérêts géopolitiques des grands États ou à la limite de ce qu’on peut appeler continents culturels, historiques, économiques et civilisationnels. « L’Ukraine est juste un exemple de ces conflits qui se répercutent sur le rapport de forces dans le monde et cet exemple est loin d’être le dernier », a-t-il ajouté.

RETABLIR L’EFFICACITE DU SYSTEME DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES

« Agir sur les récalcitrants en espionnant ses propres alliés », dit Poutine et ajoute que compte tenu de la situation explosive dans le monde, le renoncement à toutes les règles dans les relations internationales n’est pas à exclure. « Ce monde, est-il vraiment confortable ?, s’interroge Poutine.

Le président russe est sûr qu’il est parfaitement possible de rétablir l’efficacité du système des institutions internationales et régionales si on fait preuve de volonté politique. Il ne s’agit pas de transactions locales, de partage des sphères d’influence dans l’esprit de la diplomatie classique, ni d’une domination totale. « Il faut rééditer l’interdépendance, estime Poutine. – C’est un bon instrument permettant d’harmoniser les positions ».

Le leader russe a appelé à tracer la frontière entre les efforts déployés pour garantir la sécurité internationale et l’ingérence dans les affaires intérieurs des États souverains. « Il fait définir nettement les limites des actions unilatérales et les cas où les mécanismes internationaux s’imposent ». La question de contenu de souveraineté devient à peu près primordiale pour la stabilité du monde.

Il est évident que le débat sur les critères d’usage de la force est particulièrement délicat et qu’ils sont étroitement associées aux intérêts de tels ou tels pays mais l’absence de critères intelligibles est autrement dangereuse. « Le résultat réel ne peut être obtenu que si les acteurs internationaux arrivent à s’entendre sur l’harmonisation de leurs intérêts fondamentaux et sur les limites raisonnables de leur action », a fait valoir Vladimir Poutine.

Selon lui, la Russie n’a pas l’intention de forger des blocs ou de s’entraînement dans un Échange de coups ». « Nous respectons les intérêts des autres et voulons tout simplement qu’on tienne également compte de nos intérêts et de notre position », dit le président.

« Le monde s’est engagé dans l’époque des changements et nous devons tous nous monter très prudents et éviter les démarches irréfléchies. Après la fin de la « guerre froide », les acteurs internationaux ont en partie perdu ces qualités. Le temps est venu de se le rappeler. « L’édification d’un monde plus stable est une tâche très complexe qui suppose un travail long et patient. Nous avons pu élaborer les règles de coexistence au lendemain de la Seconde guerre mondiale et avons réussi à nous entendre dans les années 1970 à Helsinki. Notre devoir commun consiste à résoudre ce problème fondamental aujourd’hui, à l’étape nouvelle du développement », estime le président russe.

EODE Press Office / RIA Novosti

(titres et intertitres de la Rédaction)

(*) La 11e réunion du club international de discussion Valdaï a réuni 108 experts, historiens et analystes politiques de 25 pays. Sa session plénière finale est consacrée aux facteurs d'érosion du système actuel des institutions et des normes du droit international.

Institué en septembre 2004, le Club de discussion international Valdaï rassemble chaque année près de trois cents analystes politiques de différents pays et aborde des thèmes dont la discussion permet aux participants étrangers de mieux comprendre la Russie.

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# EODE PRESS OFFICE/ GEOPOLITIQUE/ LUC MICHEL SUR LA VOIX DE LA RUSSIE : USA VERSUS RUSSIE

EODE PO - LM sur LVDLR usa versus russia (2014 10 22) FR

EODE Press Office avec La Voix de la Russie/

2014 10 22/

La dernière analyse de Luc MICHEL

sur la Radio russe LA VOIX DE LA RUSSIE :

interviewé ce 22 octobre 2014 par le journaliste Igor Yazon

# L’article de LA VOIX DE LA RUSSIE 

« Il est dangereux de recourir au langage de la force et des sanctions avec la Russie »

et l’INTERVIEW AUDIO de Luc Michel en podcast sur :

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/5646129/279045774/

Extrait de l’analyse de Igor Yazon :

« Les restrictions occidentales sont en réalité destinées à remodeler la Russie, à modifier ses positions sur les problèmes majeurs et cruciaux et à la faire accepter la position de l’Occident, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne de télévision NTV. « Etes-vous d’accord avec ces propos du ministre Lavrov ? », a demandé notre commentateur Igor Yazon à son interlocuteur permanent Luc Michel, géopolitologue belge, administrateur général de l’ONG « Observatoire européen pour la démocratie et les élections » (EODE) et l’un des présentateurs d’ « EODE-TV & AFRIQUE MEDIA »… »

# Les déclarations du Ministre Lavrov :

LAVROV DURCIT LE TON CONTRE LES USA : ‘L'OCCIDENT SOUHAITE CHANGER LA RUSSIE’

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# EODE PRESS OFFICE/ LAVROV DURCIT LE TON CONTRE LES USA : ‘L’OCCIDENT SOUHAITE CHANGER LA RUSSIE’

EODE PO - Lavrov durcit le ton (2014 10 22) FREODE Press Office/ 2014 10 22/

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« L'Occident souhaite changer la Russie,

c'est là l'objectif authentique des sanctions contre Moscou »

- Sergueï Lavrov.

Le ministre Lavrov a noté que cette approche coloniale était propre à une époque révolue. De l'avis des experts, cette déclaration virulente faite par le chef de la diplomatie russe atteste que l'approche de l'Occident vis-à-vis de la solution de la crise actuelle est inacceptable pour la Russie.

VERBATIM : LAVROV S’EN PREND SANS GANTS AUX OCCIDENTAUX

« L'Occident ne cache pas que l'Ukraine n'est pas du tout le but des sanctions et de la pression sur la Russie », déclare Sergueï Lavrov. Selon lui, « Washington et Bruxelles tentent d'imposer à Moscou leur position sur les questions de principe cardinales ». « C'est le siècle passé, une époque révolue, un mode de pensée inertiel et colonial », est persuadé Sergueï Lavrov.

« Nous voulons une coopération égale en droits, qu'elle soit effectivement égale en droits. Nous voulons que la politique extérieure soit exemptée d'idéologie, qu'il n'y ait pas de tentatives de sacrifier l'économie au nom de l'obtention d'objectifs géopolitiques unilatéraux assez douteux. Il y a une école de pensée dont les adeptes estiment que la partie russe doit faire des concessions unilatérales du côté russe pour obtenir un avantage économique et éviter des dommages. Je n'appartiens pas à cette école. Non pas que je n'aime pas mon pays. Mais parce que la politique extérieure des pays comme la Russie renferme également l'obligation de faire valoir l'équité et l'égalité en droits, le caractère démocratique des relations internationales ».

L'Occident pose à la Russie les conditions suivantes : il annulera les sanctions si la Russie aide à régler la crise en Ukraine. La réponse de Moscou est, selon M. Lavrov, simple : « la partie russe ne remplira et ne concertera aucun critère ni aucune condition de ce genre. La Russie fait déjà plus que les autres pour que la crise en Ukraine soit réglée », a souligné Sergueï Lavrov. « C'est Moscou qui est à l'origine de l'initiative de Genève d'avril et des accords ultérieurs de Berlin. Les accords de Minsk sont le résultat des initiatives émanant des présidents de Russie et d'Ukraine, Vladimir Poutine et Piotr Porochenko ». Selon le ministre, à l'heure actuelle « Moscou met à profit ses liens en vue d'obtenir que les accords soient appliqués comme il faut. Par contre, les collègues occidentaux « n'utilisent pas de façon requise leur influence sur Kiev afin de le persuader que la voie concertée entre lui et les miliciens n'a pas d'alternative ».

« Ces derniers temps le comportement des Etats-Unis devient de plus en plus paradoxal. D'une part, Washington fait tout pour isoler la Russie. De l'autre, la Maison Blanche appelle Moscou à coopérer pour solutionner les problèmes en Irak et en Syrie, ainsi que pour faire face au groupe Etat islamique. Une telle politique est d'ailleurs propre aux Américains », a noté M. Lavrov.

Il a ajouté que : « Leur approche consommatrice des relations internationales est un trait typique des Américains. Ils jugent être en droit de punir les pays qui n'agissent pas dans une question quelconque au gré de Washington. Cependant ils exigent de la part de ces mêmes pays de coopérer sur les questions d'importance vitale pour les Etats-Unis et leurs alliés. Cette approche n'est pas correcte et j'en ai parlé à John Kerry. Il me semble qu'il comprend la faiblesse de ces tentatives, au moins en ce qui concerne les relations entre les Etats-Unis et la Russie ».

Sergueï Lavrov s'est déclaré « sûr que les pays occidentaux ont pris conscience du caractère pernicieux de leur politique visant à punir la Russie. Il est également convaincu que cette approche inertielle de grande puissance des affaires internationales sera corrigée inévitablement, ce qui prendra, malheureusement, beaucoup de temps ».

ANALYSE : POURQUOI LAVROV DURCIT-IL LE TON ?

Le ton des déclarations du ministre russe des Affaires étrangères durcit ces derniers temps.

Le directeur adjoint de l'Institut des Etats-Unis et du Canada Valeri Garbouzov estime cependant qu'il ne s'agit que d'une réponse adéquate aux messages de Washington : « Les Etats-Unis ont opté pour la voie visant à dissuader la Russie, l'ensemble des faits en témoigne. Le président, des membres du Congrès et des hauts responsables de l'administration Obama en parlent. Je trouve ces facteurs suffisamment sérieux et inquiétants ».

Le politologue Viktor Kouvaldine qualifie la dernière intervention de Sergueï Lavrov de sensationnelle : « Sergueï Lavrov est un grand professionnel possédant une riche expérience. Il est calme et maître de soi. Il est notoire que la langue n'est pas donnée au diplomate pour exposer ses pensées, mais, au contraire, pour les dissimuler habilement. La grande question est de savoir pourquoi il a décidé de jouer cartes sur table. La crise et la lutte diplomatique autour de cette crise ont atteint apparemment un point critique. Les dirigeants de Russie en sont venus à la conclusion que le modèle de solution proposé par l'Occident, à savoir les conditions toujours nouvelles posées à la partie russe pour lever les sanctions, était inacceptable pour la Russie ».

« Cela ne signifie pas bien sûr que l'Occident et la Russie ne pourront pas s'entendre en fin de compte ». Sergueï Lavrov a signalé que l'Europe et la Russie étaient vouées à être ensemble. « Ce sont des voisins ayant une histoire commune séculaire. Leurs relations s'arrangeront dès que les politiques occidentaux commenceront à penser en termes globaux. Finalement, la Russie a déjà plusieurs fois sauvé l'Europe contre elle-même ».

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# EODE THINK TANK/ LA CRISE DE L’ECONOMIE OCCIDENTALE (2) : LA FAIBLESSE STRUCTURELLE DE L’EURO ET LES CRAINTES DES MARCHES

EODE TT - LM crise +®conomie occidentale 2 (2014 10 18) FR

Luc MICHEL & Karel HUYBRECHTS pour EODE Think Tank/

Avec AFP – Stratfort/ 2014 10 18/

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Cinq ans après le début de la crise de la dette, la zone euro a tourné le dos à la récession et n'a plus que deux pays sous perfusion financière, mais elle reste rongée par des maux profonds qui peuvent à tout moment raviver les craintes des marchés.

LE SPECTRE DE LA DÉFLATION

Confrontée à un ralentissement continu des prix, la zone euro pourrait basculer dans la déflation, un cercle vicieux dont le Japon peine à sortir depuis 20 ans. A la baisse des prix, succède la baisse de la consommation, des investissements puis des salaires, avec des retombées néfastes sur l'activité.

Consciente de ce risque, la Banque centrale européenne (BCE) a pris toute une série de mesures (baisse historiques des taux, rachat d'actifs, injections de liquidité), mais les marchés veulent que l'institut monétaire fasse le grand saut en procédant au rachat d'obligations souveraines (le "quantitative easing"). « Un tabou absolu en Allemagne » commente l’Afp.

CROISSANCE FAIBLE ET CHÔMAGE

Avec une croissance au point mort, le rebond de l'économie n'a jamais eu lieu et certains pays, comme l'Italie, ont même replongé en récession. Même l'Allemagne, traditionnel moteur de la région, commence à montrer des signes de faiblesse, notamment dans le secteur industriel. A ce tableau s'ajoute un chômage de masse qui touche de plein fouet les jeunes.

Pour stimuler la croissance, les appels à la relance des investissements se multiplient. Le président de la future Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé un plan de 300 milliards d'euros sur trois ans, mais l'origine des fonds et la répartition de l'effort entre public et privé ne sont pas réglées, et Berlin se refuse à "signer des chèques" pour stimuler l'activité.

ASSAINISSEMENT BUDGÉTAIRE

La zone euro a remis de l'ordre dans ses finances publiques, mais la situation est contrastée selon les pays. Huit d'entre eux ont des déficits excessifs, au-dessus de 3% du PIB, dont la France qui ne devrait pas revenir dans les clous avant 2017 et justifie ce dérapage par la conjoncture. Une situation qui crée des tensions avec les partisans de l'orthodoxie budgétaire, Allemagne en tête, et avec la Commission, qui dispose d'un droit de regard sur les budgets nationaux.

Respect pur et simple des règles ou flexibilité nécessaire pour ne pas tuer la croissance ? Le débat agite les capitales européennes. Un sommet de la zone euro aura lieu le 24 octobre à Bruxelles pour faire le point.

LE « PROBLÈME GREC »

Premier pays touché par la crise en 2010, la Grèce commence à voir le bout du tunnel: elle doit sortir de la récession cette année, ses taux d'emprunt ont fortement reculé et son deuxième programme d'aide touche bientôt à sa fin, côté européen.

Mais la situation reste extrêmement fragile, comme en témoigne l'accès de fébrilité sur les marchés cette semaine. Le pays est toujours lesté d'une dette correspondant à 175% de son PIB et ne semble pas en mesure de se financer pleinement sur les marchés. Il veut pourtant s'affranchir plus tôt que prévu de l'aide du FMI, prévue jusqu'en 2016.

Des élections anticipées pourraient également avoir lieu avant la fin de l'hiver, avec la possibilité de voir arriver au pouvoir la gauche radicale (SYRIZA), anti-austérité et favorable à une annulation partielle de la dette. Les Européens ont promis jeudi de continuer à soutenir la Grèce après la fin de l'année. Fournir une ligne de crédit pourrait être une option.

LES BANQUES OU LE MAILLON FAIBLE DE LA ZONE EURO

Pour nombre d'analystes, les banques sont un point faible en Europe car le travail d'assainissement des bilans n'a pas été mené jusqu'au bout. Les tests de résistance, dont les résultats sont attendus dans dix jours, devraient mettre en évidence certaines fragilités et identifier de nouveaux besoins de recapitalisation.

L'agence de notation Fitch a déjà souligné que les quatre grandes banques grecques devraient certainement être renflouées. Ces tests se veulent plus rigoureux que les précédents, très décriés pour ne pas avoir mis le doigt sur le problème de banques en Espagne ou de Dexia en Belgique.

Luc MICHEL & Karel HUYBRECHTS

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# EODE THINK TANK/ LA CRISE DE L’ECONOMIE OCCIDENTALE (1) : ‘L’OURS TERRASSE LE TAUREAU’ OU LE PESSIMISME DES MARCHES

EODE TT - LM crise économie occidentale 1 (2014 10 17) FR

Luc MICHEL pour EODE Think Tank/

Avec AFP – Politika – CNBC – CMC Markets/ 2014 10 17 /

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« De quelle volonté de désescalade en Ukraine peut-il être question si les décisions sur de nouveaux paquets de sanctions sont introduites quasi simultanément avec l'adoption des accords faisant avancer le processus de paix ? S'il s'agit de vouloir isoler notre pays, cet objectif est absolument absurde et illusoire. Il est clair que c'est impossible bien qu'un préjudice non négligeable puisse être bien sûr causé à la santé économique de l'Europe et du reste du monde »

- V.V. POUTINE (Politika, Belgrade, 16 oct. 2014).

« L'ours a terrassé le taureau : les marchés financiers semblent être entrés dans une phase durable de baisse, alimentée par la médiocrité de l'économie réelle et la peur », commentait l’AFP ce mercredi.

Sur les marchés, deux animaux s'affrontent, le taureau et l'ours.

Le premier est un animal optimiste et le plantigrade est pessimiste. Un marché où l'optimisme l'emporte est taurin (+bullish+ en anglais), et a contrario +bearish+ (caractéristique de l'ours) quand le pessimisme est le sentiment dominant.

« Ne bougez pas. Nous entrons dans une période très difficile, je crois que c'est peut-être le début d'un marché de l'ours qui peut durer un moment (…) Souvenez-vous, les ours ne mangent pas » en cette période, a recommandé sur CNBC Dennis Gartman, éditeur américain d'une lettre spécialisée sur les marchés, encourageant les investisseurs à adopter une attitude attentiste dans un environnement incertain.

Ce Mercredi, les marchés ont fortement reculé, et ce jeudi matin, ils s'engageaient de nouveau dans une spirale baissière, avec de fortes variations, venant accentuer un phénomène qui était déjà à l'oeuvre depuis plusieurs semaines.

POUR LES ANALYSTES DE CM-CIC, LES MARCHÉS FONT FACE À UN "CHANGEMENT DE PARADIGME"

Depuis un MOMENT déjà, tous les organismes internationaux révisent à la baisse leurs prévisions de croissance. Les indicateurs macroéconomiques dessinent à petites touches un horizon terne, poussif, fait d'incertitudes, d'aléas, et donc à la merci d'un retournement.

« La forte réaction sur les marchés actions et les taux souverains (des obligations de dette souveraine, ndlr) hier témoigne d’une prise de conscience de la morosité des perspectives de croissance mondiale, doublée d’une conjonction de facteurs incluant des inquiétudes sur la pandémie Ebola ou encore sur le risque d’un nouveau dérapage en Grèce", selon CM-CIC.

LES « RISQUES GEOPOLITIQUES » DANS LA CRISE ECONOMIQUE

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a résumé l'avenir d'un mot: "médiocre".

Il y a "un risque que le monde soit aux prises pendant un certain temps avec un niveau de croissance médiocre", a déclaré Mme Lagarde début octobre. En oubliant que le FMI avec ses méthodes coercitives est aussi le grand responsable des crises qu’il déplore ensuite. Grèce, Argentine, Portugal, Ukraine … La main du FMI dans les crises est déterminante et dans le cas ukrainien, la sale guerre de Kiev au Donbass résulte directement des ukases du FMI (*).

Ajoutons qu’aucun des experts consultés ne parle d’un autre Ours, l’Ours russe, dans la crise des économies européennes. L’UE, sur réquisitions de Washington et de l’OTAN, s’est lancée dans la guerre des sanctions contre la Russie suite à la crise ukrainienne. Mais l’ours russe a tenu bon. Et loin de s’effondrer a lancé des contre-sanctions qui frappent durement une UE en crise. A cela s’ajoute la crise du gaz vers l’UE via l’Ukraine, l’instabilité et les chantages de Kiev et la position de force de Moscou. Position qui se renforce encore aux portes d’un hiver qui est annoncé fort rude. Le tout s’appelle les « risques géopolitiques ».

C’est cela que soulignait le président Poutine dans sa retentissante interview à POLITIKA (Belgrade) de ce 16 octobre : « De quelle volonté de désescalade en Ukraine peut-il être question si les décisions sur de nouveaux paquets de sanctions sont introduites quasi simultanément avec l'adoption des accords faisant avancer le processus de paix ? S'il s'agit de vouloir isoler notre pays, cet objectif est absolument absurde et illusoire. Il est clair que c'est impossible bien qu'un préjudice non négligeable puisse être bien sûr causé à la santé économique de l'Europe et du reste du monde »

LA CRISE DE LA ZONE EURO DANS LA CRISE MONDIALE

Les investisseurs s'inquiètent de l'état des moteurs de la croissance mondiale. La zone euro est engluée entre stagnation et risque de déflation, la Chine est en train de ralentir, les pays émergents sont à la peine, et la locomotive américaine n'est pas aussi puissante qu'il n'y paraît.

Cette succession de nouvelles peu encourageantes pour les marchés a rempli goutte à goutte le vase et mercredi, il y a eu "un gros coup de blues sur un chiffre (une mauvaise donnée macroéconomique américaine) qui a fait déborder le vase" pour René Defossez, stratégiste obligataire de Natixis. "La mauvaise ambiance (sic) a conduit à une augmentation claire de la volatilité et à un mouvement de ventes sur les marchés actions", abondent les analystes de la banque allemande DZ BANK. Maintenant, "le marché va rester très nerveux et très attentif à la publication de chaque chiffre", selon M. Defossez.

Le phénomène met aussi beaucoup de pression sur les grandes banques centrales.

« LES ANCIENS PROBLÈMES SONT TOUJOURS LÀ » !

La Reserve fédérale américaine veut progressivement mettre un terme à sa politique monétaire ultra généreuse (inondant les marchés de liquidités) à mesure que l'économie américaine se redresse, mais "à mesure que la morphine monétaire se dissipe, le patient réalise que beaucoup des anciens problèmes sont toujours là", estime Michael Hewson de CMC MARKETS.

La BCE (Banque centrale européenne) de Mario Draghi avait elle calmé les marchés financiers en 2012 en quelques mots, les assurant que l'institut de Francfort ferait tout le nécessaire pour sauver l'euro. Mais Mario Draghi a dit récemment que la BCE avait déjà beaucoup fait et que la balle était maintenant dans le camp des gouvernements européens qui devaient prendre leurs responsabilités pour relancer la croissance.

Pour les analystes d'Aurel, ce qui s'est passé mercredi sur les marchés (et qui semble se reproduire jeudi) a "un petit goût de crise financière"…

Luc MICHEL / EODE Think Tank

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# EODE-TV & EODE PRESS OFFICE/ FOSTUL MINISTRU DE EXTERNE ROMÂN ADRIAN CIOROIANU: “RUSIA FĂRĂ UCRAINA NU ESTE UN IMPERIU. CE SACRIFICIU VA TREBUI SĂ FACĂ MOLDOVA ÎN URMĂTORII ANI”

EODE PO - roumanie versus novorossiya (2014 10 09) RO 1Luc MICHEL pentru EODE Biroul de presă/

Cu PRO TV – EODE-TV/ 2014 10 09/

Rusia fără Ucraina nu este imperiu , e doar o putere regională "

- Adrian Cioroianu , fostul ministru de externe român .

România a devenit una din principalele  platforme de agresiune împotriva Rusiei în Europa de Est . Cu nostalgia " România-Mare " a 1918-1944 , Washington are un puternic instrument de manipulare a elitelor românești .

Acum, ei descoperă Brzezinski și a lui " Mare Tablă de Şah" tematică . Fostul ministru de externe român , Adrian Cioroianu, a vorbit  la emisiunea ,, După 20 de ani ,, ( la PRO TV , principalul canal românesc ) cu privire la ambițiile Rusiei în Europa de Est .

Invitat in ediţia din 5 octombrie a emisiunii " După 20 de ani " , Adrian Cioroianu a vorbit despre politica externă a Kremlinului şi despre modul în care ambiţiile imperiale ale Moscovei ar putea afecta ţara noastră " Rusia fără Ucraina nu este imperiu , e doar o putere regională " , a spus fostul şef al diplomaţiei româneşti , un citat din Brzezinski . Cu o hartă a " Novorusia " și un imens " Provocările României " pe ecran !

“Rusia-Ucraina ar putea fi un imperiu. Asta o ştie şi Putin şi din acest motiv a acceptat cu greu ceea ce s-a intamplat la Kiev din noiembrie anul trecut şi până acum. Şi tot de aceea nu putea să lase Crimeea. E ca şi cum i-ai tăia o mână unui demnitar rus. Crimeea e parte din sistemul de securitate al Rusiei în zona occidentală. Crimeea este un portavion în nordul Mării Negre”, a continuat Adrian Cioroianu, în prezent decan al Facultăţii de Istorie din Universitatea din Bucureşti.

Fostul ministru de externe a explicat şi rolul Crimeei în sistemul de apărare al Rusiei, dar şi legătura dintre aceasta şi Transnistria. “Dacă trasezi o linie din Crimeea în Transnistria iar apoi la Kaliningrad, acea linie reprezintă sistemul lor de apărare faţă de Occident. Nu cred că vor renunţa la el. De aceea nu am niciun fel de încredere că Republica Moldova va rezolva dosarul transnistrean.“ “Republica Moldova va trebui să aleagă între Transnistria şi apropierea de Bruxelles”, a conchis Cioroianu. “S-ar apropia mai uşor şi mai repede de Uniunea Europeană dacă nu ar avea această piatră de moară numită Transnistria”.

# Video al fostul ministru de externe român , Adrian Cioroianu, în emisiunea ,, După 20 de ani ,, la PRO TV: “Rusia fără Ucraina nu este un imperiu. Ce sacrificiu va trebui să facă Moldova în următorii ani »

http://stirileprotv.ro/emisiuni/dupa-20-de-ani/rusia-fara-ucraina-nu-este-un-imperiu-ce-sacrificiu-va-trebui-sa-faca-moldova-in-urmatorii-ani.html

 

Luc MICHEL

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EODE PO - roumanie versus novorossiya (2014 10 09) RO 2

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# EODE-TV & EODE Press Office/ L’ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE ROUMANIE ADRIAN CIOROIANU : « LA RUSSIE SANS L’UKRAINE N’EST PAS UN EMPIRE. QUEL SACRIFICE AURA A FAIRE LA MOLDAVIE DANS LES PROCHAINES ANNÉES »

EODE PO - roumanie versus novorossiya (2014 10 09) FR 1

Luc MICHEL pour EODE Press Office/

Avec PRO TV – EODE-TV / 2014 10 09/

"La Russie sans l'Ukraine n'est pas un empire, c'est juste une puissance régionale"

- Adrian Cioroianu, ancien ministre des Affaires étrangères roumain.

La Roumanie est devenue l'une des principales plate-formes d'agression contre la Russie en Europe de l'Est. Avec la nostalgie de la «Grande-Roumanie" de 1918-1944, Washington a un puissant outil de manipulation des élites roumaines.

Maintenant, les politiciens roumains découvrent Brzezinski et la thématique anti-russe de son "Grand Échiquier". L'ancien ministre des Affaires étrangères roumain, Adrian Cioroianu, a parlé dans l’émission « Après 20 ans » (sur PRO TV, la chaîne de télé roumaine principale) sur les ambitions de la Russie en Europe de l'Est. Invité dans l'édition du 5 octobre de l’émission, Adrian Cioroianu a parlé de la politique extérieure du Kremlin et de la façon dont "les ambitions impériales de Moscou" pourraient affecter la Roumanie et la Moldavie. "La Russie sans l'Ukraine n'est pas un empire, c'est juste une puissance régionale», a déclaré l'ancien chef de la diplomatie roumaine, reprenant une citation de Brzezinski. Avec une carte de la 'Novorossiya’ et un grand bandeau Provocarile Romaniei"(Provocation contre la Roumanie) sur l'écran !

"La Russie et l'Ukraine pourraient être un empire. Poutine le sait également et ça a été difficile pour lui d'accepter ce qui s'est passé à Kiev en novembre l'année dernière et jusqu'à présent. Et c'est pour cela qu'il ne pouvait pas laisser la Crimée. C'est comme si vous coupiez la main d'un responsable russe. La Crimée est une partie du système de sécurité de la Russie à l'Ouest. La Crimée est un porte-avions dans le nord de la Mer Noire", a continué Adrian Cioroianu, actuellement Doyen de la faculté d'histoire de l'Université de Bucarest.

# Vidéo de l'ancien ministre des Affaires étrangères roumain, Adrian Cioroianu, dans l’émission « Après 20 ans » de PRO TV:

"Rusia fara Ucraina nu este IMPERIU. Ce sacrificiu va trebui sa faca Moldova in urmatorii ani »

http://stirileprotv.ro/emisiuni/dupa-20-de-ani/rusia-fara-ucraina-nu-este-un-imperiu-ce-sacrificiu-va-trebui-sa-faca-moldova-in-urmatorii-ani.html

Luc MICHEL

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EODE PO - roumanie versus novorossiya (2014 10 09) FR 2

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# EODE-TV & RTVGE/ LE BUSINESS EBOLA / DEBAT PANAFRICAIN AVEC LUC MICHEL A MALABO I (2)

EODE-TV - RTVGE LM malabo I (2) (2014 09 14) FR

EODE-TV & RTVGE/

2014 09 14/

LUC MICHEL A MALABO I (Partie 2) /

Cette video est la PREMIERE intervention de Luc MICHEL dans le débat :

LE BUSINESS EBOLA ET VIH. OU L’HORREUR OCCIDENTALE

avec Virgilio ELA MOTU MANGUE et Martial BISSOG …

Video sur :

https://vimeo.com/106987963

# Premier débat panafricain organisé par la RTVGE, la 'Television de Guinea Ecuatorial' le 14 septembre 2014, sur le thème « PREMIO UNESCO PARA LA INVESTIGACION EN CIENCIAS DE LA VIDA ».

Débat présenté par Virgilio ELA MOTU MANGUE (Directeur-général de la RTVGE) et Martial BISSOG (éditorialiste).

Avec Luc MICHEL, Jean De Dieu AYISSI (Cameroun), Parfait NDOM (Gabon), Moustapha DIEYE (Sénégal), Roger BONGOS (RDC), Nouha SADIO (Sénégal), M. DIAKITE (Mali), François BIKORO (Cameroun).

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# EODE-TV & RTVGE/ REPRESSION EN EUROPE/ DEBAT PANAFRICAIN AVEC LUC MICHEL A MALABO I (1)

EODE-TV - RTVGE LM malabo I (1) (2014 09 14) FREODE-TV & RTVGE/

2014 09 14/

LUC MICHEL A MALABO I (Partie 1) /

Cette video est la PREMIERE intervention de Luc MICHEL dans le débat :

LA REPRESSION EN EUROPE CONTRE LUC MICHEL, SON ORGANISATION TRANSNATIONALE ET AFRIQUE MEDIA TV.

avec Virgilio ELA MOTU MANGUE et Martial BISSOG …

Video sur :

https://vimeo.com/106987961

# Premier débat panafricain organisé par la RTVGE, la 'Television de Guinea Ecuatorial' le 14 septembre 2014, sur le thème « PREMIO UNESCO PARA LA INVESTIGACION EN CIENCIAS DE LA VIDA ».

Débat présenté par Virgilio ELA MOTU MANGUE (Directeur-général de la RTVGE) et Martial BISSOG (éditorialiste).

Avec Luc MICHEL, Jean De Dieu AYISSI (Cameroun), Parfait NDOM (Gabon), Moustapha DIEYE (Sénégal), Roger BONGOS (RDC), Nouha SADIO (Sénégal), M. DIAKITE (Mali), François BIKORO (Cameroun).

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# EODE-TV / EMISSION ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ DU 3 OCT. 2014/ LUC MICHEL SUR ‘AFRIQUE MEDIA TV’

EODE-TV - AMTV mérite panafricain (2014 10 03) FR

Luc MICHEL sur AFRIQUE MEDIA TV

dans l’émission LE MERITE PANAFRICAIN

de ce 3 octobre 2014

Luc MICHEL  parle des conditions du développement industriel de l'Afrique, clé de l'émergence.

Emission complète sur :

https://vimeo.com/108419007

# Thèmes de l’Emission

I- Les preuves de la déstabilisation du Cameroun et du Golfe de Guinée.

II- Le Panafricanisme et la Renaissance des industries en Afrique.

Présentation : Hubert Etoundi

Panelistes : Fabien Essomba/ Patrick Sapack/ Mohamed Bengue/ Ekwalla Essaka/ Parfait Ndom/ Charly Gabriel Mbock/ David Eboutou/ Jean De Dieu Ayissi/ Biloa Ayissi/ Jean Marc Soboth/ Luc MICHEL (depuis Bruxelles)

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