# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ DE KHERSON A DETROIT, REVOILA LE TEMPS DES REFERENDUMS D’AUTODETERMINATION (VIII) : REGARDS SUR LES REFERENDUMS DE NOVOROSSIYA, LA DEMOCRATIE DIRECTE EN MARCHE

 

LM.GEOPOL -IV-2022 temps des référendums VIII (2022 09 29) FR (1)

 

Karel Huybrechts &Fabrice Beaur pour
Le Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/
de LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ)/
2022 09 29/ Série IV/

Revue dePresse
Avec AFP – JDD – Russosphere – Le Point – RTBF -Tass

EXTRAIT DU DISCOURS DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA RUSSIE AUPRÈS DE L'ONU VASILY NEBENZI LORS D'UNE RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ : "Zelensky a déclaré dans une interview que tous ceux qui se considèrent comme russes et aiment la langue russe, pour leur bien et celui de leurs enfants, devraient "sortir d'Ukraine pour la Russie". Les régions accomplissent sa recommandation cynique, en rentrant chez elles et emportant avec elles les terres où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles. Aujourd'hui, la population non seulement de la Crimée et du Donbass, mais aussi des régions de Kherson et de Zaporozhye s'est détournée de Kiev. Et ce processus ira inévitablement plus loin si Kiev ne se rend pas compte de ses erreurs et de ses erreurs de calculs stratégiques et ne commence pas enfin à se laisser guider par les intérêts de ses citoyens, et ne remplit pas aveuglément la volonté de ceux qui se frottent les mains du fait que deux peuples frères se font front." INFORMATION ET REFLEXION SUR LE DEVENIR DES REGIONS DU DONBASS (DNR & LNR), DE KHERSON ET ZAPOROJIE AU SEIN DE LA FEDERATION DE RUSSIE L'intégration des Républiques populaires de Donetsk et Louganks devrait se faire en tant que sujet de la Fédération de Russie sous la forme républicaine et non de simple oblast. Pour ce qui concerne Kherson et Zaporojié, il semble que nous nous dirigeons vers une intégration au sein d'un District fédéral de Crimée. Cela ressemble à la restauration du gouvernement de Tauride du XVIIIe siècle qui regroupait dans la même entité les territoires de Crimée, de Kherson et de Zaporojié d'aujourd'hui.
ANNEXIONS RUSSES EN UKRAINE : LE « OUI » L’EMPORTE, SELON LES AUTORITES PRORUSSES

Les référendums d’annexion dans les régions séparatistes de Donetsk et Louhansk et celles sous occupation russe de Kherson et Zaporijia se sont achevés.

Tenus depuis vendredi dans les régions séparatistes de Donetsk et Louhansk et celles sous administration russe de Kherson et Zaporijia, les référendums ont été dénoncés comme des « simulacres » par Kiev et ses alliés.

La Russie a achevé, ce mardi 27 septembre, l'organisation des référendums dans quatre territoires totalement ou en partie sous son contrôle en Ukraine, suscitant la colère tant de Kiev que des Occidentaux, qui ont promis une réponse forte en cas d'incorporation. Tenus depuis vendredi dans les régions séparatistes de Donetsk et Louhansk, dans l'est du pays, et celles sous administration russe de Kherson et Zaporijia au sud, ces scrutins ont été dénoncés par l'Ukraine et ses alliés. Ces cinq régions représentent un peu plus de 20 % de la surface de l'Ukraine.

Les pays du G7 ont juré de ne « jamais reconnaître » leurs résultats, tandis que Washington a promis une réplique « rapide et sévère » par la voie de sanctions économiques supplémentairement à ces annexions, qui suivent le schéma de celle de la Crimée en mars 2014.

Ces critiques et menaces n'ont pas stoppé Moscou, qui a organisé la semaine dernière ces scrutins, ouvrant des centaines de bureaux de vote dans les quatre territoires et en Russie pour faire voter les déplacés. Les autorités ont assuré que des « résultats provisoires » devraient être annoncés au plus tôt ce mardi soir ou dans les jours qui suivent. Le Parlement russe devra ensuite voter un texte formalisant l'intégration des quatre régions à la Russie. Vladimir Poutine a assuré ce mardi 27 septembre que ces votes visaient à « sauver les populations » locales, Moscou justifiant son invasion en accusant Kiev de nazisme et d'orchestrer un génocide de russophones.

LE « OUI » L'EMPORTE

Les autorités prorusses de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, ont annoncé mardi soir la victoire du « oui » lors d'un « référendum » , un scrutin dénoncé . L'administration de la région a affirmé que 87,05 % des électeurs avaient voté pour le rattachement à la Russie, après le dépouillement de 100 % des votes. Un peu plus tôt, les autorités d'occupation prorusse de la région de Zaporijia (93,11 %) ont aussi annoncé la victoire du oui à l'annexion par la Russie tout comme les régions ukrainiennes de Lougansk (98,42 %) et de Donetsk (99,23 %).

DEPUIS, RIEN NE SEMBLE ARRETER MOSCOU

Au dernier jour de ces référendums d'annexion, la Russie a de nouveau menacé de faire usage de l'arme nucléaire. L'ancien président et numéro deux du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev a assuré que Moscou défendrait ces nouveaux territoires qu'elle entend incorporer à l'issue de ces scrutins, « y compris avec les armes nucléaires stratégiques ». « Je vais le répéter encore une fois pour les oreilles sourdes : la Russie a le droit d'utiliser des armes nucléaires si nécessaire », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait que ces déclarations représentent la position officielle du Kremlin, son porte-parole, Dmitri Peskov, a rappelé la doctrine militaire russe qui prévoit la possibilité de frappes nucléaires si des territoires considérés comme russes par Moscou sont attaqués. Or, après les référendums, « dans ces territoires, il y aura des changements cardinaux du point de vue juridique, du point de vue du droit international et du fait de toutes les conséquences respectives (des mesures prises) pour assurer la sécurité », a indiqué Dmitri Peskov.

UN VOTE EXPRESS DU PARLEMENT RUSSE POUR VALIDER LES SCRUTINS

Dans ces scrutins, Moscou a tenu à respecter les apparences d'un processus légitime. Avec la victoire du « oui », le Parlement russe va voter un traité formalisant l'intégration des quatre régions au territoire russe.

Les agences de presse russes TASS et Ria Novosti, citant des sources parlementaires, ont rapporté pendant le week-end qu'un projet de loi en ce sens pourrait être soumis à la Douma mardi soir, avant une adoption le lendemain lors d'une session extraordinaire. Le président de la Douma, Viatcheslav Volodine, a affirmé vendredi qu'il « soutiendrait » l'intégration des territoires contrôlés par les prorusses à la Russie à l'issue du référendum. Le texte devra ensuite passer devant la chambre haute du Parlement, le Conseil de la Fédération. Une formalité qui pourrait être remplie mercredi ou jeudi, selon les agences russes.

POUTINE VA PRENDRE LA PAROLE

Dans la foulée du processus parlementaire, le président Vladimir Poutine pourrait prononcer un discours dès le 30 septembre pour annoncer formellement l'annexion des territoires ukrainiens, selon plusieurs agences russes. Certains médias évoquent un discours devant les parlementaires réunis au Kremlin, d'autres une allocution devant l'une des deux chambres du Parlement.

D'après TASS, les sénateurs ont été sommés de réaliser trois tests anti-Covid en prévision d'un « événement important » vendredi, une mesure sanitaire stricte à laquelle doivent se soumettre ceux qui rencontrent le président au Kremlin. Mais il n'est pas exclu que Vladimir Poutine décide de prendre la parole avant cette date.

DANS LES TERRITOIRES OCCUPES D'UKRAINE, LE KREMLIN CORRIGE L’HISTOIRE

L’éducation constitue un volet important du projet de russification à marche forcée entrepris par le Kremlin.

Les annonces de recrutement pour travailler temporairement dans les territoires occupés d’Ukraine ont commencé à apparaître au mois de juin en Russie , transmises via les forums de discussions pédagogiques ou diffusées sur les sites des ministères régionaux de l’Éducation. « Urgent !!! Dans les régions de Zaporijjia et de Kherson, besoin de pédagogues pendant la période estivale pour préparer les écoles et l’année scolaire. 8 600 roubles (140 euros) par jour. Transport gratuit », pouvait-on lire sur le forum en ligne d’une école de Tchouvachie, petite république autonome située dans la Moyenne Volga où le salaire moyen des enseignants tourne autour de 25 000 roubles par mois (415 euros).

Après la distribution de passeports et l’introduction du rouble, l’éducation constitue un volet important du projet de russification à marche forcée entrepris par le Kremlin dans les territoires qu’elle occupe dans le sud et l’est de l’Ukraine. L’objectif : que toutes les écoles fonctionnent « selon les normes russes » dès la rentrée 2022. La mission principale de l’enseignement est « de dire toute la vérité sur nos peuples frères, sur nos réalisations communes, sur nos victoires communes », a déclaré le ministre russe de l’Éducation Sergeï Kravtsov en visite dans la ville libérée de Melitopol le 12 juin.

500 000 MANUELS SCOLAIRES ET OUVRAGES DE LITTERATURE RUSSES

En pratique, les autorités russes ont remplacé les livres d’histoire des écoliers ukrainiens. L’agence de presse Tass rapporte que 500 000 manuels scolaires et ouvrages de lit ont été fournis.

REFERENDUMS : POUTINE ASSURE QUE LA RUSSIE VEUT "SAUVER LES POPULATIONS" DES TERRITOIRES UKRAINIENS OCCUPES

Ce mardi marque le dernier jour des référendums d'annexion des territoires ukrainiens. Le Kremlin a affirmé que les référendums qui s'achèvent mardi dans quatre zones d'Ukraine libérées par Moscou auraient des "conséquences" pour ces territoires, notamment sur le plan de leur sécurité avec une possible protection nucléaire. "Dans ces territoires, il y aura des changements cardinaux du point de vue juridique, du point de vue du droit international et du fait de toutes les conséquences respectives (des mesures prises) pour assurer la sécurité", a indiqué à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Notre système juridique va envisager toutes les options, et, bien sûr, nos législateurs, nos organes exécutifs et nos équipes juridiques sont prêts", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, l'ancien Premier ministre et président Dmitri Medvedev avait évoqué la possibilité que la Russie applique à ces territoires sa doctrine de dissuasion nucléaire, qui prévoit de telles frappes en cas d'attaque nucléaire contre la Russie ou de menace existentielle contre l'Etat."Les forces armées russes renforceront significativement la défense de tous les territoires (ukrainiens) rattachés" à la Russie, a indiqué M. Medvedev sur Telegram. Le renforcement de cette défense, selon lui, passera par les "possibilités offertes par la mobilisation" en cours en Russie, mais également par l'emploi de "toutes les armes russes, y compris les armes stratégiques et celles reposant sur de nouveaux principes".

"La Russie a le droit d'employer l'arme atomique, si c'est nécessaire, dans des cas prédéfinis, en strict respect des principes de la politique gouvernementale en matière de dissuasion nucléaire", a ajouté Dmitri Medvedev.

Interrogé sur ce point, le porte-parole du Kremlin a confirmé que les déclarations de M. Medvedev renvoyaient bien à la "doctrine militaire" de la Russie et a recommandé à chacun de "se rappeler" les principes de cette doctrine.

Poutine assure que la Russie veut "sauver les populations" des territoires ukrainiens occupés
Le président russe Vladimir Poutine a assuré mardi que les référendums organisés par Moscou visaient à "sauver les populations" résidant dans ces territoires. "Le sauvetage des populations sur tous ces territoires dans lesquels se tient ce référendum est (…) au centre de l'attention de notre société et de tout le pays", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion gouvernementale, au dernier jour de ces scrutins.

COMME EN CRIMEE OU EN CATALOGNE EN 2017, L'UE NON-DEMOCRATIQUE SANCTIONNERA LES ORGANISATEURS DES "REFERENDUMS" D'ANNEXION

Mal à l’aise avec la démocratie directe, L'UE considère que les "référendums" organisés en Ukraine sont "illégaux" (sic) et toutes les personnes qui ont participé à leur organisation seront sanctionnées, a affirmé mardi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne non-élu Josep Borrell.

"Il y aura des conséquences pour toutes les personnes qui ont pris part à l'organisation de ces référendums illégaux et qui les ont soutenus", a déclaré le porte-parole Peter Stano, lors d'une conférence de presse quotidienne à Bruxelles.

L'Union européenne prépare de nouvelles sanctions économiques et individuelles contre la Russie et "nous allons mettre sur la liste les personnes qui sont évidemment impliquées dans ces référendums", a également expliqué mardi un des collaborateurs de Josep Borrell, Luc Pierre Devigne, au cours d'une audition au Parlement européen.

Les ressortissants européens présentés par Moscou comme des "observateurs internationaux" de ces référendums d'annexion pourront également être sanctionnés, comme avant en Crimée, a précisé Peter Stano. "Chaque soutien à ces référendums illégaux est illégal. Tout dépend de l'implication dans ce soutien. Il appartiendra aux Etats membres de déterminer si les activités de ces personnes correspondent aux critères du régime de sanctions et s'il y a lieu de prendre des sanctions", a-t-il expliqué. "Le processus est entre les mains des Etats membres et je ne veux pas faire de commentaires sur la préparation des listes", a insisté Peter Stano. L'unanimite des Vingt-Sept est requise pour l'adoption de nouvelles sanctions.

L'UE a déjà adopté six trains de sanctions contre Moscou, dont l'arrêt de ses achats de charbon et de pétrole.

Elle a également inscrit plus d'un millier de Russes, dont le président Vladimir Poutine et de nombreux oligarques, sur sa liste noire des personnes interdites d'entrée et restreint les délivrances de visa de court séjour pour les responsables liés au régime depuis fin février.

LOUGANSK DEMANDE SON ANNEXION A VLADIMIR POUTINE, LES AUTRES REGIONS PRORUSSES LUI EMBOITENT LE PAS

Après les votes de quatre régions, les chefs séparatistes demandent leur rattachement à la fédération au président Vladimir Poutine.

« Les citoyens de la république populaire de Lougansk ont choisi un avenir brillant et prospère », selon le dirigeant prorusse de cette région séparatiste, Léonid Passetchnik.

« Cher Vladimir Vladimirovitch (…) je vous demande d’examiner la question de l’adhésion de la République populaire de Lougansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie », a déclaré le chef séparatiste prorusse de Lougansk (est), Leonid Passetchnik, dans un texte publié sur Telegram.

« Nous sommes conscients du lien historique, culturel et spirituel avec le peuple multinational de Russie », a-t-il fait valoir, vantant « le rêve » selon lui des habitants de sa région de rejoindre la Russie, « son port natal ».

M. Passetchnik avait indiqué un peu plus tôt se rendre à Moscou, tout comme son homologue de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, pour formaliser l’annexion à la Russie.

La région de Zaporijjia a aussi demandé son intégration à la Russie au président Poutine, a assuré un responsable de l’administration russe, Vladimir Rogov. Les administrations de Donetsk et Kherson (sud) se sont aussi prononcés après le référendum pour une annexion au voisin russe.

LE DROIT D’AUTODETERMINATION DES PEUPLES EST INSCRIT DANS LA CHARTE DES NATIONS UNIES

Dans une lettre adressée au président russe, Vladimir Saldo, qui dirige l’administration de Kherson, a défend un processus électoral « absolument légal » à ses yeux et invoque le droit d’autodétermination des peuples, inscrit dans la Charte des Nations unies, face aux nombreuses condamnations de Kiev et de la communauté internationale.

Un peu plus tôt, il avait indiqué demander à Vladimir Poutine de parachever l’annexion « le plus vite possible ».

Alors que le dépouillement des bulletins est terminé, 98 % des votants ont plébiscité le rattachement de Lougansk (ouest de l’Ukraine), 93 % de Zaporijjia, et 87 % de Kherson. Mardi soir, la commission électorale de Donetsk a même fait part de 99,23 % de voix favorables à l’annexion à la Russie.

LE PARLEMENT RUSSE VOTERA LA SEMAINE PROCHAINE SUR L'ANNEXION DES REGIONS SEPARATISTES

Après les votes sur l'annexion par la Russie de quatre régions, le parlement russe procédera à un vote en début de semaine prochaine sur les rattachements des régions séparatistes de Lougansk, Kherson, Donetsk et Zaporijjia à la fédération.

La Douma a adapté son agenda et des séances plénières seront organisées lundi et mardi, a confirmé le président de la chambre basse du Parlement russe Viatcheslav Volodine, cité par l'agence de presse russe Tass. La présidente de la chambre haute du Parlement, Valentina Matvienko, avait déjà annoncé que cette chambre se prononcerait durant sa séance régulière mardi.

Les spéculations vont bon train sur la possibilité que le président russe Vladimir Poutine annonce vendredi déjà l'annexion de ces quatre régions lors d'un discours devant les deux parlements.

Après le plébiscite dans les urnes lors de "référendums" organisés dans les régions séparatistes de vendredi à mardi passé, les leaders de ces régions ont manifesté leur intention de demander le rattachement de leur territoire à la fédération de Russie au président Poutine.

LES AUTORITES PRORUSSES REVENDIQUENT LA VICTOIRE

Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk ont revendiqué mardi la victoire du « oui » en faveur d’une annexion par la Russie, lors des « référendums » d’annexion organisés par Moscou.

La prochaine étape revient au Parlement russe, censé voter dans les jours qui viennent un traité formalisant l’intégration des quatre régions au territoire russe.

En 2014, le président Poutine avait signé un traité rattachant la Crimée à la Russie deux jours à peine après le « référendum » que les autorités russes y avaient organisé, lors d’une cérémonie au Kremlin, avant même le vote du Parlement russe. Cette annexion n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

« ACTION DIABOLIQUE », DIT BLINKEN

La commission électorale de la région de Zaporijjia a affirmé que 93,11 % des électeurs avaient voté pour le rattachement à la Russie, après le dépouillement de 100 % des bulletins de vote.

Dans la région de Kherson, l’administration d’occupation pro-Moscou a indiqué que 87,05 % des électeurs avaient voté en faveur du « oui », après le dépouillement de tous les bulletins.

Peu après, celle de Lougansk a aussi annoncé la victoire du oui. Dans la soirée, les autorités prorusses de la région de Donetsk ont fait de même.

« Nous nous réunissons avec notre grande patrie, avec la grande Russie », a réagi le chef de la République populaire de Donetsk, Denis Pouchiline.

Le G7 a juré de ne « jamais reconnaître » les résultats et Washington a promis une réplique « sévère » par la voie des sanctions économiques.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a répété que les Etats-Unis et leurs alliés prendraient en représailles de nouvelles et « sévères » sanctions contre la Russie, face à ces annexions qu’il a qualifiées d' »action diabolique » (sic).

Vladimir Poutine a de son côté défendu ces scrutins comme le moyen de « sauver les populations » locales, Moscou justifiant son invasion en accusant Kiev de « nazisme » et d’orchestrer un « génocide » des russophones en Ukraine.

Ces votes concernent plus de 20 % de la surface de l’Ukraine.

Revendiquant son emprise sur ces nouveaux territoires, Moscou a de nouveau menacé mardi de faire usage de l’arme nucléaire. « La Russie a le droit d’utiliser des armes nucléaires si nécessaire », a dit l’ex-président et numéro deux du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev.

Une position confirmée par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a rappelé la doctrine militaire russe, qui prévoit la possibilité de telles frappes en cas d’attaque contre le territoire russe.

Dans la soirée, le Pentagone a affirmé que Washington « prenait ces menaces au sérieux », sans toutefois « ajuster sa position nucléaire pour le moment ».

Pour le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, « la Russie doit savoir que la guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée ».

RÉFÉRENDUMS EN TERRITOIRES UKRAINIENS LIBERÉS: MOSCOU AFFIRME QUE LES RÉGIONS ONT FAIT UN "CHOIX LIBRE EN FAVEUR DE LA RUSSIE"

La diplomatie russe a affirmé ce mercredi que les quatre régions ukrainiennes avaient fait "un choix libre en faveur de la Russie". La diplomatie russe a affirmé ce mercredi que les quatre régions ukrainiennes sous contrôle de Moscou avaient fait "un choix libre en faveur de la Russie" en votant en faveur de leur annexion lors de "référendums".

"Les résultats de ce plébiscite parlent d'eux-mêmes: les habitants du Donbass, de Kherson et de Zaporijjia ne veulent pas retourner à leur vie d'avant et ont fait un choix conscient et libre en faveur de la Russie", a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon la diplomatie russe, les habitants ces régions "n'avaient pas d'autre alternative", alors que Moscou accusait Kiev, pour justifier son offensive, de préparer la répression des populations russophones d'Ukraine.

"Le résultat logique (…) a été la décision des habitants du Donbass, de Kherson et de Zaporijjia de demander la protection de la Russie", a assuré le ministère.

Reprenant la rhétorique employée pour justifier son offensive, Moscou a de nouveau assuré que "la population du Donbass a été soumise à une extermination systématique et cynique" par les forces de Kiev depuis le début de la guerre avec les séparatistes prorusses en 2014.


VOTES D’ANNEXION EN UKRAINE: LA MINISTRE BELGE NON-ELUE HADJA LAHBIB DENONCE UNE «MASCARADE» (SIC)

« Aucune surprise dans les résultats des soi-disant ’référendums’. C’est une mascarade et une atteinte inacceptable à l’intégrité territoriale de l’Ukraine », dénonce la ministre des Affaires étrangères, créature politico-médiatique non-élue et non-parlementaire, Hadja Lahbib mercredi.

Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ)

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :
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