# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LA ‘GUERRE FROIDE 2.0’ S’INSTALLE EN AFRIQUE : POURQUOI MIKE POMPEO EST VENU REDEPLOYER LES FORCES AMERICAINES ?

 

LM.GEOPOL - Pompeo en Afrique (2020 02 19) FR (1)

 

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/
Luc MICHEL pour EODE/
Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/
2020 02 19/

« Les pays devraient se méfier des régimes autoritaires aux promesses creuses. Ils engendrent la corruption et la dépendance »
- Mike Pompeo (ce 18 février, à Addis-Abeba).

J’ai longuement analysé hier soir pour FACE A L’ACTUALITE sur AFRIQUE MEDIA les enjeux de la grande tournée du State Secretary US Pompeo en Afrique. Celle-ci ayant été précédée des visites en Afrique de Peter Pham (envoyé spécial de Trump dans les Grands-Lacs) et de Tibor Nagy (US Deputy State Secretary en charge de l’Afrique).

Voir ma grande analyse géopolitique en deux parties.

* POMPEO EN AFRIQUE 1/ 
LES RAISONS GEOPOLITIQUES
sur https://vimeo.com/392265333

* POMPEO EN AFRIQUE 2/ 
PROPAGANDE ET CHANTAGE DE TRUMP
sur https://vimeo.com/392262735

* Thème de l’émission de ce 18 février :
TROUPES AMÉRICAINES EN AFRIQUE : 
le secrétaire d’Etat US Mike Pompeo promet une démarche collective.

Pour la première fois, le secrétaire d’État américain était en tournée en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, en Angola et en Éthiopie, Mike Pompeo est venu parler business et défense, à l’heure où certains Africains « déplorent le désengagement m

ilitaire américain ». C’était la dernière région du monde que Mike Pompeo n’avait pas visité. Pour sa première tournée en Afrique Subsaharienne, le secrétaire d’État américain a commencé dimanche 16 février par le Sénégal.Porte d’entrée des USA en Afrique de l’Ouest et POINT FORT DE LA DIAGONALE STRATÉGIQUE DJIBOUTI-DAKAR DE L’AFRICOM …

Cette visite intervient alors que, le 19 décembre, les États-Unis ont annoncé leur volonté de se « désengager de la guerre contre le terrorisme au Sahel » Une annonce qui, bien agitée par Paris en Afrique, a suscité beaucoup d’inquiétude, alors même que les attaques djihadistes sont de plus en plus violentes et meurtrières. « Le fait que Mike Pompeo n’a pas daigné réserver, ne serait-ce que pour le symbole, sa première visite en Afrique de l’Ouest à un des pays meurtris du Sahel, est la parfaite illustration de ce fait », commentait ‘Le Courrier International’. Mais et si tout cela, comme le théâtre avec l’OTAN à la Conférence de Munich, n’était que de la propagande pour resserrer l’emprise américaine ?

# VUE D’OCCIDENT, L’ACTU ANALYSEE :
« COMMENT WASHINGTON ENTEND SE RESSAISIR EN AFRIQUE »
(LE POINT AFRIQUE, 2020 02 19)

Extraits : « CONCURRENCE. Après des débuts difficiles, l'administration Trump veut rattraper son retard sur le plan des échanges économiques pour contrer son rival chinois (…) 
Le secretaire d'Etat americain Mike Pompeo acheve sa premiere tournee africaine en se rendant en Ethiopie, ou il a rencontre le Premier ministre ethiopien Abiy Ahmed a Addis-Abeba le 18 fevrier 2020. Aéroport international de Bole à Addis-Abeba, en Éthiopie. L'un des plus grands d'Afrique, inauguré en janvier 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, il a été construit par le groupe chinois China Communications Construction Company (CCCC), comme nombre d'infrastructures dont le pays s'est doté ces dernières années. C'est là qu'a atterri mardi soir le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, qui vient d'achever une tournée africaine assez inédite pour un haut responsable américain. Pour le quotidien burkinabè Le Pays,« le président américain, on peut l'aimer ou ne pas l'aimer, mais force est de reconnaître qu'il est en phase avec ses promesses de campagne. L'une d'elles est de n'avoir pas fait de l'Afrique sa priorité ». Une analyse qui revient dans de nombreux médias africains alors que l'ancien directeur de la CIA ne s'est pas privé de donner un coup de griffe en direction de son grand rival : la Chine. Il a longuement mis en garde contre les « promesses creuses » des régimes autoritaires et vanté le secteur privé américain comme une alternative (…) Ce que Mike Pompeo a réalisé est que l'Éthiopie est un partenaire clé pour la Chine. Il a même rencontré le président de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, au siège de l'UA… construit et payé par la Chine. Le géant est-africain espère d'ailleurs qu'une fois le projet d'agrandissement du terminal de l'aéroport d'Addis-Abeba Bole achevé, il sera la plaque tournante des futurs voyageurs entre la Chine et le reste de l'Afrique. Addis-Abeba veut pouvoir répondre aux besoins d'un plus grand nombre de touristes chinois sur ses sites touristiques. Depuis 2018, l'Éthiopie a attiré près de 50 626 touristes chinois pour 190 millions de dollars de revenus. Et, malgré le coronavirus, Ethiopian Airlines a, jusqu'à début février, continué d'assurer des vols passagers et cargo vers cinq destinations en Chine : Pékin, Shanghai, Hongkong, Chengdu et Guangzhou. « Les pays devraient se méfier des régimes autoritaires aux promesses creuses. Ils engendrent la corruption et la dépendance », a assuré Mike Pompeo dans un discours prononcé devant des diplomates et des chefs d'entreprise à la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. « Ils courent le risque que la prospérité, la souveraineté et le progrès dont l'Afrique a tant besoin et qu'elle souhaite désespérément ne se réalisent pas », a-t-il prévenu, sans toutefois citer nommément la Chine, le premier partenaire commercial de l'Afrique.

« Pékin a développé une présence massive sur le continent africain : pas moins de 60 milliards de dollars en nouveaux financements ont été promis lors du sommet Chine-Afrique de 2018. Mais le projet d'infrastructures des « nouvelles routes de la soie », lancé en 2013 par Pékin pour relier l'Asie, l'Europe et l'Afrique à la Chine, a été accusé de favoriser les entreprises et ouvriers chinois au détriment des économies locales, d'enferrer les pays hôtes dans la dette et de ne pas tenir compte des droits humains et de l'environnement. Concrètement, Pompeo a annoncé que les États-Unis allaient « apporter un soutien substantiel » pour aider le Premier ministre et lauréat du prix Nobel Abiy Ahmed à mettre en œuvre des réformes cruciales de démocratisation. Les deux partenaires ont également échangé sur les problèmes régionaux, notamment du différend entre l'Éthiopie et l'Égypte au sujet du grand barrage de la Renaissance. Washington tente de servir de médiateur dans ce dossier. Mais, après trois ans d'administration Trump, Mike Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne, tentant de redorer le blason des États-Unis auprès des Africains, récemment terni par le durcissement des conditions d'obtention de visa pour les Nigérians, Tanzaniens, Soudanais et Érythréens. Mais sans réellement faire de propositions concrètes ni annoncer de nouveaux financements. À peine a-t-il été question du programme Prosper Africa initié par l'ancien conseiller à la sécurité John Bolton et destiné aux chefs d'entreprise. »


« Le Pentagone a aussi annoncé un réajustement des forces militaires américaines en Afrique, préférant allouer des ressources ailleurs, pour contrer la Chine, la Russie et l'Iran. Ce qui fait penser au Pays qu'au Burkina Faso « ce manque d'intérêt pour la cause du G5 Sahel a toujours caractérisé Donald Trump. C'est ce qui l'a conduit essentiellement à tout faire pour que cette force ne soit pas financée par les fonds onusiens dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ». Aubrey Hruby, chercheuse au centre africain du Conseil de l'Atlantique (Ndla : on notera que les « spécialistes » de l’Atlantic Council commentent les décisions prises par leurs dirigeants, aus affaires américaines en Afrique !), explique que « de nombreuses entreprises américaines délocalisent leurs chaînes d'approvisionnement manufacturier hors de Chine ». « Ils cherchent donc de nouveaux emplacements. Donc je pense que certains pays africains qui donnent la priorité à la croissance industrielle ont la possibilité d'attirer une partie de cet investissement », a-t-elle expliqué lors d'une conférence. Selon la spécialiste, l'administration Trump n'a pas encore trouvé « une orientation positive à promouvoir en Afrique ». Preuve qu'il reste beaucoup d'embûches à la fois sur la perception et les réactions sur la route du secrétaire d'État Mike Pompeo. »

Il est intéressant de confronter avec non analyse cette version « sucrée » de la stratégie. américaine en Afrique, émanant d’une de ces nombreuses publications occidentales orientées (style Le Monde Afrique à Paris ou La Libre Afrique à Bruxelles), créées dans la foulée du Printemps africain après août 2014 …

(Sources : Reuters – Afrique Media – LucMichel. TV – Le Point Afrique – EODE Think Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique : 
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